### Q76 : Quelle est la protection auditive la plus efficace dans la cabine d'un aéronef motorisé ou d'un ballon à air chaud ? ^t40q76 - A) Coton - B) Un casque avec écouteurs - C) Bouchons d'oreilles - D) En raison du faible bruit produit, toute protection est efficace. **Correct : B)** > **Explication :** Un casque avec écouteurs intégrés offre le niveau de protection auditive le plus élevé en recouvrant toute l'oreille d'une coque rigide qui atténue à la fois le son direct et le bruit transmis par vibration, tout en permettant une communication radio claire. L'option A (coton) offre une atténuation minimale et ne constitue pas une protection auditive appropriée. L'option C (bouchons d'oreilles) offre une protection raisonnable mais inférieure à un casque complet et peut nuire à la clarté des communications. L'option D suppose à tort que les niveaux sonores dans le cockpit sont faibles — une exposition prolongée même à un bruit de cockpit modéré provoque des lésions auditives cumulatives. ### Q77 : Les aliments producteurs de gaz à l'origine de flatulences doivent être évités avant un vol en haute altitude. Lesquels de ces aliments doivent donc être évités ? ^t40q77 - A) Les légumineuses (haricots) - B) La viande - C) Les pâtes - D) Les pommes de terre **Correct : A)** > **Explication :** Les légumineuses telles que les haricots, les pois et les lentilles sont bien connues pour produire une quantité significative de gaz intestinal lors de la digestion. En altitude, la pression ambiante diminue et tout gaz emprisonné dans l'organisme se dilate selon la loi de Boyle, pouvant provoquer de fortes douleurs abdominales et des distractions en vol. Les options B (viande), C (pâtes) et D (pommes de terre) ne produisent pas de quantités significatives de gaz intestinal dans des conditions normales. Les pilotes planifiant des vols en haute altitude devraient éviter les aliments producteurs de gaz dans les heures précédant le départ. ### Q78 : Le processus respiratoire permet les échanges gazeux dans les cellules somatiques (métabolisme). Ces cellules… ^t40q78 - A) absorbent de l'azote et rejettent de l'oxygène. - B) absorbent de l'oxygène et rejettent du dioxyde de carbone (CO₂). - C) absorbent de l'oxygène et rejettent de l'azote. - D) absorbent de l'oxygène et rejettent du monoxyde de carbone (CO). **Correct : B)** > **Explication :** Dans la respiration cellulaire, les cellules somatiques absorbent de l'oxygène et l'utilisent pour métaboliser le glucose et d'autres nutriments, produisant de l'énergie (ATP) et libérant du dioxyde de carbone (CO₂) comme déchet. Les options A et C impliquent incorrectement l'azote, qui ne joue aucun rôle actif dans le métabolisme cellulaire — il est physiologiquement inerte à des pressions normales. L'option D cite incorrectement le monoxyde de carbone (CO) comme sous-produit métabolique ; le CO est un gaz toxique issu de la combustion incomplète, et non des processus cellulaires normaux. ### Q79 : Un pilote fumeur régulier fume quelques cigarettes peu avant un vol alpin. Quels effets cela pourrait-il avoir sur son aptitude au vol ? ^t40q79 - A) Pour un fumeur régulier, il n'y a pas d'effets à craindre, car l'organisme est habitué aux substances nocives absorbées. - B) Le pilote présentera un manque d'oxygène à une altitude plus basse que s'il s'était abstenu de fumer avant le vol. - C) La nicotine absorbée peut provoquer de légères perturbations de la conscience et des difficultés de concentration. - D) La fumée provoque une légère intoxication au dioxyde de carbone (CO₂), pouvant entraîner des sensations de vertiges et d'engourdissements. **Correct : B)** > **Explication :** La fumée de cigarette contient du monoxyde de carbone (CO), qui se fixe à l'hémoglobine et réduit la capacité de transport de l'oxygène par le sang. Un pilote qui fume avant un vol alpin élève effectivement son « altitude physiologique » — il présentera des symptômes de manque d'oxygène (hypoxie) à une altitude plus basse qu'un pilote non-fumeur. L'option A suppose incorrectement que le tabagisme habituel confère une tolérance ; l'effet du CO sur l'hémoglobine est cumulatif, indépendamment des habitudes. L'option C attribue les mauvais symptômes à la nicotine. L'option D confond le monoxyde de carbone (CO) avec le dioxyde de carbone (CO₂), qui sont des gaz totalement différents. ### Q80 : Quand le risque de perturbation vestibulaire provoquant des vertiges est-il le plus élevé ? ^t40q80 - A) Lors de la rotation de la tête pendant une descente. - B) Lors de la rotation de la tête en vol en palier rectiligne. - C) Lors de la rotation de la tête pendant une montée. - D) Lors de la rotation de la tête pendant un virage coordonné. **Correct : D)** > **Explication :** La rotation de la tête pendant un virage coordonné crée l'illusion de Coriolis — les canaux semi-circulaires sont déjà stimulés par l'accélération angulaire du virage, et une rotation de la tête dans un autre plan stimule simultanément des canaux supplémentaires, produisant une sensation puissante et désorientante de culbute ou de rotation. Les options A, B et C impliquent une rotation de la tête dans des conditions de vol relativement stables où un seul ensemble de canaux est stimulé à la fois, rendant la perturbation vestibulaire bien moins probable. L'illusion de Coriolis est l'un des phénomènes vestibulaires les plus dangereux en aviation. ### Q81 : Comment un pilote peut-il mieux supporter les forces g positives en vol ? ^t40q81 - A) En étant assis aussi droit que possible. - B) En relâchant ses muscles et en se penchant en avant. - C) En contractant les muscles abdominaux et des jambes et en effectuant une respiration forcée. - D) En serrant les sangles du harnais autant que possible. **Correct : C)** > **Explication :** Contracter les muscles abdominaux et des jambes (manœuvre anti-G ou technique L-1) augmente la pression intra-abdominale et empêche le sang de s'accumuler dans la partie inférieure du corps, maintenant le flux sanguin vers le cerveau et retardant l'apparition du grayout et du G-LOC. La respiration forcée et cyclique maintient la pression thoracique. L'option A (position assise droite) a un effet minimal. L'option B (se relaxer et se pencher en avant) accélérerait l'accumulation de sang dans les membres inférieurs. L'option D (serrer les sangles) sécurise le pilote mais ne contrecarre pas les effets hémodynamiques des forces g. ### Q82 : Quels sont les effets les plus dangereux du manque d'oxygène ? ^t40q82 - A) Des sensations de picotements. - B) Une décoloration bleue des ongles et des lèvres. - C) Une altération du jugement et de la concentration. - D) Des nausées. **Correct : C)** > **Explication :** L'altération du jugement et de la concentration est l'effet le plus dangereux de l'hypoxie, car le pilote perd les capacités cognitives mêmes dont il a besoin pour reconnaître le problème et prendre des mesures correctives — phénomène connu sous le nom d'« hypoxie insidieuse ». Les options A (picotements) et D (nausées) sont désagréables mais n'empêchent pas directement le pilote de décider de descendre. L'option B (cyanose) est un signe physique visible mais n'altère pas en soi la prise de décision. Le danger critique est qu'un pilote hypoxique se sent souvent bien alors que ses performances mentales se dégradent sévèrement. ### Q83 : Que peut-on dire du taux d'élimination de l'alcool dans le sang chez l'être humain ? ^t40q83 - A) Il est accéléré par la respiration d'oxygène pur. - B) Il dépend uniquement du temps et s'élève à environ 0,1 ‰ par heure. - C) Il dépend de la teneur en alcool de la boisson consommée. - D) Il peut être accéléré en buvant un café fort. **Correct : B)** > **Explication :** L'alcool est éliminé du sang par le foie à un taux presque constant d'environ 0,1 ‰ par heure, déterminé uniquement par le temps et la capacité enzymatique du foie. L'option A (respiration d'oxygène pur) n'accélère pas le métabolisme hépatique de l'alcool. L'option C est incorrecte car le taux d'élimination est constant, quelle que soit la provenance de l'alcool (bière, vin ou spiritueux) — ce qui diffère, c'est la quantité totale d'alcool consommée. L'option D (boire du café) peut augmenter temporairement la vigilance mais n'a aucun effet sur la dégradation métabolique de l'alcool. ### Q84 : Quelle influence la proprioception (sensibilité profonde) a-t-elle sur la perception de la position ? ^t40q84 - A) En coordination avec l'organe de l'équilibre, la proprioception donne une impression correcte de la position même lorsque la visibilité est perdue. - B) En l'absence de références visuelles, la proprioception peut donner une perception fausse de la position. - C) La proprioception seule est toujours suffisante pour maintenir une perception correcte de la position. - D) Avec une formation adéquate, la proprioception peut prévenir la désorientation spatiale en cas de perte de visibilité. **Correct : B)** > **Explication :** La proprioception — le sens de la position du corps provenant des récepteurs dans les muscles, les articulations et les tendons — peut fournir des informations trompeuses sur l'assiette de l'aéronef en l'absence de références visuelles. Sans confirmation visuelle, le système proprioceptif ne peut pas distinguer de manière fiable les forces gravitationnelles des forces centripètes dans un virage. L'option A affirme incorrectement que la proprioception et le système vestibulaire fournissent ensemble une orientation précise sans vision. L'option C surestime la fiabilité de la proprioception. L'option D suggère à tort que la formation peut surmonter cette limitation physiologique fondamentale. Seules les références visuelles ou les instruments de vol peuvent prévenir de manière fiable la désorientation spatiale. ### Q85 : Lequel de ces facteurs n'a pas d'effet direct sur l'acuité visuelle ? ^t40q85 - A) L'hypertension artérielle. - B) Le monoxyde de carbone (CO). - C) Le manque d'oxygène. - D) L'alcool. **Correct : A)** > **Explication :** L'hypertension artérielle n'altère pas directement l'acuité visuelle lors des opérations de vol normales, bien qu'une hypertension chronique sévère puisse éventuellement endommager la rétine au fil du temps. L'option B (monoxyde de carbone) réduit l'apport d'oxygène à la rétine, dégradant directement la vision, notamment la vision nocturne. L'option C (manque d'oxygène) prive de la même façon les photorécepteurs très dépendants de l'oxygène, causant une altération visuelle mesurable même à des altitudes modérées. L'option D (alcool) déprime le système nerveux central et altère le traitement visuel, la mise au point et la sensibilité aux contrastes. Ces trois facteurs affectent directement la capacité du pilote à voir clairement. ### Q86 : Jusqu'à quelle altitude maximale l'organisme d'une personne en bonne santé peut-il compenser le manque d'oxygène en augmentant la fréquence cardiaque et respiratoire ? ^t40q86 - A) Environ 3 000 ft. - B) Environ 22 000 ft. - C) Environ 6 000-7 000 ft. - D) Environ 10 000-12 000 ft. **Correct : D)** > **Explication :** L'organisme peut compenser la pression partielle réduite de l'oxygène jusqu'à environ 10 000-12 000 ft en augmentant la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et le débit cardiaque. Au-delà de cette altitude, ces mécanismes compensatoires deviennent insuffisants et un oxygène supplémentaire est nécessaire pour éviter une dégradation significative des performances. L'option A (3 000 ft) est bien trop basse — la compensation est à peine nécessaire à cette altitude. L'option B (22 000 ft) dépasse largement la plage compensatoire de l'organisme. L'option C (6 000-7 000 ft) est l'altitude à laquelle les mécanismes compensatoires commencent à s'activer, et non leur limite supérieure. ### Q87 : Que faut-il observer lors de la prise de médicaments en vente libre ? ^t40q87 - A) Même les médicaments en vente libre peuvent influencer l'aptitude au vol. - B) Les médicaments en vente libre n'ont pas d'effets secondaires et n'ont donc aucune influence sur l'aptitude au vol. - C) Tout vol est interdit après la prise de tout médicament. - D) Les médicaments en vente libre n'ont que des effets secondaires insignifiants ; leur influence sur l'aptitude au vol est négligeable. **Correct : A)** > **Explication :** De nombreux médicaments en vente libre — notamment les antihistaminiques, les remèdes contre le rhume, les analgésiques et les décongestionnants — peuvent provoquer somnolence, vertiges, temps de réaction altéré ou vision floue, compromettant tous la sécurité des vols. Les options B et D rejettent dangereusement le potentiel d'effets secondaires. L'option C est trop extrême — tous les médicaments ne sont pas incompatibles avec le vol, mais chacun doit être évalué individuellement. L'approche correcte est de consulter un médecin examinateur de l'aviation (AME) avant de voler avec tout médicament, qu'il soit prescrit ou en vente libre. ### Q88 : Quelle illusion sensorielle une accélération linéaire peut-elle produire en vol en palier lorsque les références visuelles sont perdues ? ^t40q88 - A) L'impression d'être dans un virage à gauche. - B) L'impression de descendre. - C) L'impression d'être dans un virage à droite. - D) L'impression de monter. **Correct : D)** > **Explication :** Une accélération linéaire vers l'avant en vol en palier pousse le pilote vers l'arrière de son siège, et les organes otolithiques de l'oreille interne interprètent le vecteur d'accélération combiné comme une inclinaison vers l'arrière — créant l'illusion somatogravique d'une montée. Sans références visuelles, le pilote peut instinctivement pousser le nez vers le bas pour « corriger » la montée perçue, risquant une plongée vers le sol. Les options A et C (impressions de virage) sont associées à la stimulation des canaux semi-circulaires, et non à l'accélération linéaire. L'option B (impression de descente) résulterait d'une décélération, et non d'une accélération. ### Q89 : Combien de temps l'œil humain met-il pour s'adapter complètement à l'obscurité ? ^t40q89 - A) Environ 1 seconde. - B) Environ 10 minutes. - C) Environ 10 secondes. - D) Environ 30 minutes. **Correct : D)** > **Explication :** L'adaptation complète à l'obscurité de l'œil humain prend environ 30 minutes, le temps que les photorécepteurs en bâtonnets de la périphérie rétinienne augmentent progressivement leur sensibilité grâce à des changements biochimiques de la rhodopsine. Les options A (1 seconde) et C (10 secondes) ne décrivent que la dilatation initiale de la pupille, qui n'est qu'une petite partie du processus d'adaptation. L'option B (10 minutes) représente une adaptation partielle — à ce stade, les cônes se sont adaptés mais les bâtonnets n'ont pas encore atteint leur sensibilité maximale. Les pilotes planifiant des vols de nuit devraient protéger leur adaptation à l'obscurité en évitant la lumière blanche vive pendant au moins 30 minutes avant le départ. ### Q90 : Laquelle de ces affirmations sur l'hyperventilation est correcte ? ^t40q90 - A) L'hyperventilation est toujours une conséquence du manque d'oxygène. - B) L'hyperventilation provoque un excès de dioxyde de carbone (CO₂) dans le sang. - C) L'hyperventilation peut être déclenchée par le stress et l'anxiété. - D) L'hyperventilation provoque un déficit en monoxyde de carbone (CO) dans le sang. **Correct : C)** > **Explication :** L'hyperventilation — une respiration excessivement rapide ou profonde — est fréquemment déclenchée par le stress, l'anxiété ou la peur, qui poussent le pilote à respirer inconsciemment plus vite que nécessaire sur le plan métabolique. Cette ventilation excessive élimine trop de CO₂, provoquant une hypocapnie (faible taux de CO₂ dans le sang), et non un excès. L'option A est incorrecte car l'hyperventilation n'est pas causée par le manque d'oxygène ; elle peut survenir à n'importe quelle altitude lorsque le pilote est stressé. L'option B affirme incorrectement que le CO₂ augmente, alors qu'en réalité il diminue. L'option D confond le monoxyde de carbone (CO) avec le dioxyde de carbone (CO₂) — l'hyperventilation implique le CO₂, et non le CO. ### Q91 : Les perturbations vestibulaires lors d'un virage peuvent provoquer des vertiges. Quelle mesure est la plus efficace pour les prévenir ? ^t40q91 - A) Pendant le virage, regarder par la fenêtre dans le sens du virage. - B) Garder la tête aussi immobile que possible pendant le virage. - C) Respirer profondément et lentement, en veillant à un apport suffisant d'air frais. - D) Alterner les mouvements de la tête de droite à gauche pendant le virage. **Correct : B)** > **Explication :** Garder la tête immobile pendant un virage prévient l'illusion de Coriolis, qui survient lorsqu'un mouvement de tête dans un plan est combiné à la rotation angulaire du virage, stimulant simultanément plusieurs canaux semi-circulaires et produisant un vertige intense. L'option A (regarder par la fenêtre) ne traite pas la cause vestibulaire de la perturbation. L'option C (respiration profonde et air frais) aide contre le mal des transports mais pas contre le vertige vestibulaire dû aux mouvements de la tête. L'option D (mouvements alternés de la tête) aggraverait considérablement le problème en créant des stimulations répétées de Coriolis. ### Q92 : Quel est l'effet immédiat de l'inhalation de fumée de cigarette sur un fumeur régulier ? ^t40q92 - A) Abaissement de la pression artérielle. - B) Dilatation des vaisseaux sanguins. - C) Réduction du transport de l'oxygène dans le sang. - D) Augmentation de la teneur en dioxyde de carbone (CO₂) dans le sang. **Correct : C)** > **Explication :** Le monoxyde de carbone (CO) contenu dans la fumée de cigarette se fixe à l'hémoglobine bien plus facilement que l'oxygène, formant de la carboxyhémoglobine et réduisant immédiatement la capacité du sang à transporter l'oxygène vers les tissus et les organes. L'option A (abaissement de la pression artérielle) est incorrecte — la nicotine augmente en réalité la pression artérielle par vasoconstriction. L'option B (dilatation des vaisseaux) est également fausse ; la nicotine provoque une vasoconstriction, et non une dilatation. L'option D brouille la question — le tabagisme n'augmente pas significativement les taux de CO₂ ; le problème est le CO qui déplace l'oxygène sur la molécule d'hémoglobine. ### Q93 : Quelle est la relation entre le manque d'oxygène et l'acuité visuelle ? ^t40q93 - A) Le manque d'oxygène peut réduire l'acuité visuelle. - B) Le manque d'oxygène n'a aucun effet sur l'acuité visuelle. - C) Le manque d'oxygène a un effet négatif sur l'acuité visuelle uniquement de jour. - D) Le manque d'oxygène a un effet négatif sur l'acuité visuelle uniquement de nuit. **Correct : A)** > **Explication :** La rétine est l'un des tissus les plus métaboliquement actifs de l'organisme et est très sensible à la privation d'oxygène. Même une hypoxie légère peut réduire l'acuité visuelle, diminuer la sensibilité aux contrastes et rétrécir le champ visuel, la vision nocturne étant affectée en premier car les cellules en bâtonnets sont particulièrement demandeuses en oxygène. L'option B nie incorrectement toute relation. Les options C et D limitent chacune l'effet à une période de la journée, alors qu'en réalité la vision diurne et nocturne sont toutes deux altérées — la vision nocturne est simplement affectée plus tôt et plus sévèrement car les bâtonnets ont des besoins en oxygène plus élevés que les cônes. ### Q94 : Le manque d'oxygène et l'hyperventilation partagent certains symptômes similaires. Lequel de ces symptômes indique toujours un manque d'oxygène ? ^t40q94 - A) Lèvres et ongles bleus (cyanose). - B) Troubles visuels. - C) Sensations de chaud et de froid. - D) Sensations de picotements. **Correct : A)** > **Explication :** La cyanose — une décoloration bleutée des lèvres et des ongles causée par l'hémoglobine désoxygénée — est un signe fiable et spécifique de manque d'oxygène qui ne peut pas être produit par l'hyperventilation seule. Les options B (troubles visuels), C (sensations de chaud et de froid) et D (picotements) peuvent toutes survenir aussi bien dans l'hypoxie que dans l'hyperventilation, ce qui les rend peu fiables pour distinguer les deux. La reconnaissance de la cyanose est donc un outil de diagnostic essentiel : si des lèvres ou des lits d'ongles bleus sont observés, la cause est définitivement un apport insuffisant en oxygène, et une descente à une altitude plus basse est immédiatement requise. ### Q95 : Quelle est la proportion d'oxygène (en %) dans l'air à une altitude d'environ 34 000 ft ? ^t40q95 - A) 10 % - B) 21 % - C) 5 % - D) 42 % **Correct : B)** > **Explication :** L'atmosphère maintient une composition constante d'environ 21 % d'oxygène du niveau de la mer à travers la troposphère et bien au-delà dans la stratosphère. À 34 000 ft, si la pression atmosphérique totale n'est que d'environ un quart de la pression au niveau de la mer, la proportion d'oxygène reste de 21 %. Les options A (10 %), C (5 %) et D (42 %) suggèrent toutes incorrectement que le pourcentage change avec l'altitude. Le point crucial est qu'à 34 000 ft, la pression partielle de l'oxygène est dangereusement basse malgré le pourcentage inchangé, rendant l'oxygène supplémentaire ou la pressurisation essentiels à la survie. ### Q96 : Lors d'un vol à vue, vous perdez soudainement toutes les références visuelles extérieures. L'orientation spatiale en utilisant uniquement les sens cutanés et la proprioception est… ^t40q96 - A) impossible. - B) possible uniquement pour les pilotes expérimentés. - C) possible uniquement après une formation adéquate. - D) possible uniquement pendant quelques minutes. **Correct : A)** > **Explication :** Sans références visuelles extérieures, maintenir l'orientation spatiale en utilisant uniquement les sens cutanés (pression sur la peau) et la proprioception (sens de la position du corps) est physiologiquement impossible, car ces sens ne peuvent pas distinguer les forces gravitationnelles des forces centripètes ou inertielles ressenties en vol. Les options B et C suggèrent incorrectement que l'expérience ou la formation peuvent surmonter cette limitation humaine fondamentale. L'option D implique que l'orientation est possible pendant un court laps de temps, mais en réalité la désorientation spatiale peut commencer en quelques secondes après la perte des références visuelles. Seuls les instruments de vol ou le rétablissement du contact visuel peuvent fournir des informations fiables sur l'assiette. ### Q97 : Quelle est l'intoxication la plus probable et la plus dangereuse pouvant survenir à bord d'un aéronef à moteur à pistons ? ^t40q97 - A) Intoxication due aux rayonnements cosmiques en haute altitude. - B) Intoxication au monoxyde de carbone. - C) Intoxication à l'ozone. - D) Intoxication due aux vapeurs de carburant au plomb. **Correct : B)** > **Explication :** L'intoxication au monoxyde de carbone (CO) provenant d'un système d'échappement défectueux ou ayant des fuites est la plus probable et la plus dangereuse en vol sur les aéronefs à moteur à pistons. Le CO est incolore et inodore, ce qui le rend indétectable sans détecteur de CO dédié, et il se fixe à l'hémoglobine 200 fois plus fortement que l'oxygène, incapacitant rapidement le pilote. L'option A (rayonnements cosmiques) est un risque cumulatif à long terme pour les pilotes fréquents à haute altitude, et non un événement d'intoxication aiguë. L'option C (ozone) affecte principalement les avions à réaction en haute altitude. L'option D (vapeurs de carburant au plomb) peut survenir lors du ravitaillement mais n'est pas un danger courant en vol. ### Q98 : Quelle impression résulte d'une finale correcte vers une piste avec une forte pente montante dans le sens de l'atterrissage ? ^t40q98 - A) L'impression d'atterrir trop court. - B) L'impression d'une approche trop faible. - C) L'impression d'une approche trop haute. - D) L'impression d'une approche trop basse. **Correct : C)** > **Explication :** Lors de l'approche d'une piste qui monte dans le sens de l'atterrissage, le pilote perçoit la surface de la piste sous un angle inhabituel qui crée l'illusion visuelle d'être trop haut en approche. La surface montante comprime la perspective visuelle, faisant paraître la piste plus proche et l'approche plus escarpée qu'elle ne l'est réellement. Les options A et D décrivent l'illusion opposée. L'option B (trop faible) surviendrait avec une piste en pente descendante. Ce piège visuel peut amener le pilote à accentuer inutilement l'approche, risquant un atterrissage dangereusement court et bas. ### Q99 : Pourquoi les aliments producteurs de gaz doivent-ils être évités avant un vol en haute altitude ? ^t40q99 - A) Parce que l'expansion des gaz lors de la descente peut provoquer des douleurs dans le système digestif. - B) Parce que l'expansion des gaz en haute altitude peut provoquer des douleurs dans le système digestif. - C) Parce qu'en haute altitude, les gaz s'évaporent dans le sang et provoquent une maladie de décompression. - D) Parce que les aliments producteurs de gaz favorisent le mal des transports. **Correct : B)** > **Explication :** À mesure que l'altitude augmente, la pression ambiante diminue et les gaz emprisonnés dans l'organisme se dilatent selon la loi de Boyle. Le gaz intestinal produit par les aliments producteurs de gaz comme les haricots et les lentilles se dilate significativement en altitude, provoquant une distension abdominale, des douleurs et des distractions lors des tâches de pilotage. L'option A situe incorrectement le problème pendant la descente, lors de laquelle le gaz se comprimerait en réalité. L'option C confond la dilatation des gaz intestinaux avec la formation de bulles d'azote dissous dans le sang (maladie de décompression), qui est un mécanisme entièrement différent. L'option D relie incorrectement les aliments producteurs de gaz au mal des transports, qui est un phénomène vestibulaire. ### Q100 : Quel composant du sang transporte principalement l'oxygène ? ^t40q100 - A) Les globules rouges. - B) Le plasma sanguin. - C) Les plaquettes sanguines. - D) Les globules blancs. **Correct : A)** > **Explication :** Les globules rouges (érythrocytes) contiennent l'hémoglobine, la protéine contenant du fer qui fixe l'oxygène dans les poumons et le libère dans les tissus de tout l'organisme. Chaque globule rouge contient environ 270 millions de molécules d'hémoglobine, faisant des érythrocytes le principal système de transport de l'oxygène. L'option B (plasma sanguin) transporte une petite quantité d'oxygène dissous mais contribue à moins de 2 % du transport total d'oxygène. L'option C (plaquettes sanguines) est impliquée dans la coagulation du sang, et non dans le transport des gaz. L'option D (globules blancs) fait partie du système immunitaire et ne joue aucun rôle dans le transport de l'oxygène.