Principes du vol
Q1 : En ce qui concerne les forces en jeu, comment peut-on décrire au mieux le vol plané stabilisé ? ^t80q1
DE · EN
- A) La portance seule compense la traînée
- B) La résultante aérodynamique agit dans la direction de l'écoulement
- C) La résultante aérodynamique compense le poids
- D) La résultante aérodynamique est alignée avec le vecteur de portance
Réponse
C)
Explication
En vol plané stabilisé (stationnaire), il n'y a pas de poussée, et seules deux forces agissent: la gravité (poids) et la force aérodynamique totale (somme vectorielle de la portance et de la traînée). Pour que le planeur soit en équilibre, ces deux forces doivent être égales et opposées — la résultante aérodynamique compense exactement la gravité. La portance et la traînée ne sont que des composantes de cette résultante unique ; ni la portance seule ni la traînée seule ne compense le poids.
Q2 : Que se passe-t-il lorsque les volets sont sortis, augmentant ainsi la cambrure de l'aile ? ^t80q2
DE · EN
- A) La vitesse minimale augmente
- B) Le centre de gravité se déplace vers l'avant
- C) La vitesse minimale diminue
- D) La vitesse maximale autorisée augmente
Réponse
C)
Explication
La sortie des volets augmente la cambrure de l'aile, ce qui accroît le coefficient de portance maximal (CLmax). D'après la formule de la vitesse de décrochage Vs = racine(2W / (rho × S × CLmax)), un CL_max plus élevé réduit directement la vitesse minimale de vol Vs. Cela permet à l'aéronef de voler plus lentement sans décrocher, d'où l'utilisation des volets à l'approche et à l'atterrissage. La vitesse maximale autorisée diminue généralement volets sortis (et non augmente), car la structure des volets n'est pas conçue pour de fortes pressions dynamiques.
Termes clés
- VS = Vitesse de décrochage
- CL_max — Coefficient de portance maximal — CL maximal avant décrochage
- rho — ρ (rho) — densité de l'air
- S — Surface alaire — surface totale en plan des ailes
- W — Poids — force gravitationnelle agissant sur l'aéronef (W = m × g)
- CL — Coefficient de portance — mesure adimensionnelle de la portance
### Q3 : Après le décrochage d'une aile et l'abaissement du nez, quelle est la technique correcte pour éviter une vrille ? ^t80q3
DE · EN
- A) Tirer sur la profondeur pour ramener l'aéronef en assiette normale
- B) Braquer toutes les gouvernes à l'opposé de l'aile basse
- C) Pousser la profondeur vers l'avant pour reprendre de la vitesse et rattacher l'écoulement sur les ailes
- D) Appliquer le palonnier à l'opposé de l'aile basse et relâcher la pression sur la profondeur pour reprendre de la vitesse
Réponse
D)
Explication
Le début d'une vrille survient lorsqu'une aile décroche avant l'autre — l'aile décrochée s'abaisse, créant un mouvement de lacet et de roulis. La réaction correcte consiste à appliquer le palonnier à l'opposé du lacet/de l'aile basse pour stopper la rotation, et simultanément à relâcher la pression arrière sur le manche (ou à pousser) pour réduire l'angle d'attaque en dessous de la valeur critique, permettant à l'écoulement de se rattacher et à la portance de se rétablir.
- Tirer sur la profondeur (A) augmenterait l'angle d'attaque et aggraverait le décrochage.
- pousser seul (C) sans palonnier ne stoppe pas le lacet.
Q4 : Quel organe assure la stabilisation en tangage pendant la croisière ? ^t80q4
DE · EN
- A) Les ailerons
- B) Les volets de courbure
- C) La gouverne de direction
- D) Le stabilisateur horizontal
Réponse
D)
Explication
L'axe latéral est l'axe de tangage (nez haut/bas). Le stabilisateur horizontal assure la stabilité longitudinale (en tangage): il génère un moment de rappel chaque fois que le nez s'écarte de la position trimmée, car sa portance varie avec l'angle d'attaque au niveau de l'empennage. Les ailerons contrôlent le roulis (axe longitudinal), la gouverne de direction contrôle le lacet (axe vertical), et les volets sont des dispositifs hypersustentateurs, non des surfaces de stabilité.
Q5 : Que peut-il se passer lorsque la vitesse à ne jamais dépasser (VNE) est dépassée en vol ? ^t80q5
DE · EN
- A) Du flottement (flutter) et des dommages structurels aux ailes
- B) Une traînée réduite accompagnée de forces de commande accrues
- C) Une pression totale excessive rendant l'anémomètre inutilisable
- D) Un meilleur rapport portance/traînée et un angle de planée plus faible
Réponse
A)
Explication
Dépasser la VNE risque de provoquer du flottement aéroélastique — une oscillation auto-entretenue des gouvernes ou des ailes pouvant détruire la structure en quelques secondes. La vitesse d'apparition du flottement est proche de la VNE. Une rupture structurelle des longerons, des attaches ou des gouvernes peut s'ensuivre. Les autres options décrivent des effets qui ne se produisent pas à vitesse excessive: l'angle de planée ne s'améliore pas, la traînée ne diminue pas, et l'anémomètre est conçu pour fonctionner à toutes les vitesses normales et anormales.
Termes clés
- VNE = Vitesse à ne jamais dépasser
### Q6 : Quel effet une position arrière du centre de gravité a-t-elle sur le pilotage d'un planeur ? ^t80q6
DE · EN
- A) L'aéronef devient très stable en tangage
- B) L'aéronef devient moins stable en tangage et plus difficile à contrôler
- C) L'efficacité du contrôle en roulis augmente
- D) La vitesse de décrochage augmente sensiblement
Réponse
B)
Explication
Un centre de gravité reculé réduit le bras de levier de rappel entre le CG et le stabilisateur horizontal, diminuant la stabilité longitudinale (en tangage). Dans les cas extrêmes, l'aéronef peut devenir instable en tangage — le pilote peut se trouver dans l'impossibilité d'empêcher une divergence à cabrer, notamment lors du lancement au treuil ou en turbulence. La limite avant du CG garantit une stabilité en tangage suffisante ; la limite arrière garantit une contrôlabilité suffisante. Un CG arrière n'augmente pas la vitesse de décrochage ni l'efficacité en roulis, et rend l'aéronef moins stable, et non plus stable.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
### Q7 : Quelle est la fonction de la dérive (ensemble gouverne de direction) ? ^t80q7
DE · EN
- A) Assurer la stabilité en roulis
- B) Assurer le contrôle en tangage
- C) Générer une portance supplémentaire en virage
- D) Assurer la stabilité et le contrôle en lacet (direction)
Réponse
D)
Explication
La dérive (dérive fixe + gouverne de direction) assure la stabilité et le contrôle en lacet. La dérive fixe agit comme une girouette qui génère un moment de rappel en lacet en cas de dérapage. La gouverne de direction mobile permet au pilote de commander des actions délibérées en lacet pour la coordination, la correction du vent traversier ou la sortie de vrille. Le stabilisateur horizontal gère le tangage ; le dièdre de l'aile gère la stabilité en roulis ; la dérive ne génère pas de portance au sens conventionnel.
Q8 : En virage coordonné en palier à 60 degrés d'inclinaison, le facteur de charge est d'environ ^t80q8
DE · EN
- A) 1,0
- B) 1,4
- C) 2,0
- D) 3,0
Réponse
C)
Explication
En virage coordonné en palier, le facteur de charge n = 1/cos(angle d'inclinaison). À 60° d'inclinaison, n = 1/cos(60°) = 1/0,5 = 2,0. Cela signifie que le poids apparent supporté par les ailes double. La vitesse de décrochage augmente d'un facteur √n = √2 ≈ 1,41, soit une augmentation de 41 %. C'est pourquoi les virages serrés à basse altitude sont dangereux pour les planeurs — la marge au-dessus du décrochage se réduit considérablement.
Termes clés
- n — Facteur de charge (rapport portance/poids : n = L/P)
Q9 : Quelle est la relation entre l'allongement et la traînée induite ? ^t80q9
DE · EN
- A) Un allongement élevé augmente la traînée induite
- B) L'allongement n'a aucun effet sur la traînée induite
- C) Un allongement élevé réduit la traînée induite
- D) La traînée induite ne dépend que de la vitesse
Réponse
C)
Explication
La traînée induite est inversement proportionnelle à l'allongement (AR): D_induite ∝ CL² / (π × AR × e). Une aile plus longue et plus étroite (AR élevé) produit la même portance avec des tourbillons marginaux plus faibles et donc moins de traînée induite. C'est pourquoi les planeurs ont des allongements très élevés — c'est la caractéristique de conception principale qui maximise le rapport portance/traînée et les performances de plané.
Termes clés
- AR — Allongement — rapport de l'envergure² à la surface alaire
- e — Facteur d'efficacité d'Oswald — facteur d'efficacité de l'aile (1,0 pour une distribution elliptique idéale)
- CL — Coefficient de portance — mesure adimensionnelle de la portance
Q10 : Lorsque le tab de trim de la profondeur est braqué vers le bas, quelle est la tendance en tangage résultante ? ^t80q10
DE · EN
- A) À cabrer
- B) Aucun changement
- C) L'aéronef effectue un roulis
- D) À piquer
Réponse
A)
Explication
Un tab de trim braqué vers le bas produit une force aérodynamique vers le haut sur le bord de fuite de la profondeur, poussant le bord de fuite de la profondeur vers le haut et son bord d'attaque vers le bas — cela fait effectivement braquer la profondeur vers le bas, créant un moment à cabrer. Les tabs de trim fonctionnent par force aérodynamique pour soulager le pilote des efforts soutenus sur le manche ; leur braquage est opposé au braquage souhaité de la profondeur.
Q11 : Que représente la polaire d'un planeur ? ^t80q11
DE · EN
- A) La relation entre l'altitude et la vitesse
- B) La relation entre le taux de chute et la vitesse
- C) La relation entre la portance et le poids
- D) La relation entre la traînée et l'altitude
Réponse
B)
Explication
La polaire des vitesses du planeur représente le taux de chute vertical (Vz, typiquement en m/s) en fonction de la vitesse horizontale (Vh). C'est le diagramme de performances fondamental d'un planeur: il révèle la vitesse de chute minimale (le point le plus bas de la courbe), la vitesse de meilleure finesse (donnée par la tangente depuis l'origine) et les vitesses de croisière inter-thermiques (tangentes McCready). Toutes les décisions de vitesse optimale en cross-country sont basées sur cette courbe.
Q12 : En vol rectiligne en palier, que se passe-t-il avec l'angle d'attaque requis lorsque la vitesse augmente ? ^t80q12
DE · EN
- A) Il reste constant
- B) Il augmente
- C) Il diminue
- D) Il oscille
Réponse
C)
Explication
En vol en palier, la portance doit être égale au poids (L = W). Puisque L = CL × 0,5 × ρ × V² × S, lorsque la vitesse V augmente, le coefficient de portance CL doit diminuer pour maintenir la portance constante. Un CL plus faible correspond à un angle d'attaque plus faible. Par conséquent, un vol plus rapide requiert un angle d'attaque plus petit, et un vol plus lent (vers le décrochage) requiert un angle d'attaque progressivement plus grand.
Termes clés
- CL = Coefficient de portance
- ρ (rho) — densité de l'air
- L — Portance — force aérodynamique perpendiculaire à l'écoulement
- W — Poids — force gravitationnelle agissant sur l'aéronef (W = m × g)
- S — Surface alaire — surface totale en plan des ailes
### Q13 : Quelle est la fonction des cloisons d'aile (wing fences) ? ^t80q13
DE · EN
- A) Augmenter la vitesse maximale
- B) Réduire le poids
- C) Empêcher l'écoulement transversal de la couche limite
- D) Augmenter la traînée induite
Réponse
C)
Explication
Les cloisons d'aile sont de fines plaques verticales sur l'extrados d'une aile en flèche ou effilée qui empêchent la couche limite de s'écouler transversalement (vers les extrémités). Sans ces cloisons, la couche limite migre vers l'extérieur en raison du gradient de pression, s'épaississant aux extrémités et favorisant le décrochage en bout d'aile. Les cloisons confinent la couche limite dans sa zone locale, améliorant les caractéristiques de décrochage en bout d'aile et l'efficacité des ailerons à forts angles d'attaque.
Q14 : Que se passe-t-il avec la traînée totale à la vitesse de meilleure finesse ? ^t80q14
DE · EN
- A) La traînée totale est à son maximum
- B) La traînée induite est nulle
- C) La traînée totale est à son minimum
- D) La traînée parasite est nulle
Réponse
C)
Explication
La meilleure finesse (L/D maximal) est obtenue à la vitesse où la traînée totale est minimale. À ce point, la traînée induite est exactement égale à la traînée parasite — plus vite augmente la traînée parasite plus que la traînée induite ne diminue, et plus lentement augmente la traînée induite plus que la traînée parasite ne diminue. Pour un planeur, cette vitesse donne l'angle de planée le plus faible et la plus grande distance parcourue par unité d'altitude perdue en air calme.
Q15 : Quelle caractéristique structurelle contribue à la stabilité latérale (en roulis) d'un planeur ? ^t80q15
DE · EN
- A) Le stabilisateur horizontal
- B) La dérive
- C) Le dièdre de l'aile
- D) Le tab de trim de la profondeur
Réponse
C)
Explication
Le dièdre de l'aile — l'angle en V vers le haut des ailes — est la caractéristique de conception principale assurant la stabilité latérale (en roulis). Lorsqu'une rafale ou une perturbation provoque l'abaissement d'une aile, la géométrie du dièdre augmente l'angle d'attaque sur l'aile basse, générant plus de portance et créant un moment de rappel en roulis vers la position horizontale. La dérive assure la stabilité directionnelle ; le stabilisateur horizontal assure la stabilité en tangage ; et le tab de trim de la profondeur définit une référence en tangage, pas en roulis.
Q16 : Comment l'altitude affecte-t-elle la vitesse vraie (TAS) pour une vitesse indiquée (IAS) donnée ? ^t80q16
DE · EN
- A) La TAS diminue
- B) La TAS reste identique à l'IAS
- C) La TAS augmente
- D) La TAS fluctue de façon imprévisible
Réponse
C)
Explication
L'IAS est basée sur la pression dynamique (q = 0,5 × ρ × V²). À plus haute altitude, la densité de l'air ρ est plus faible, donc une IAS donnée correspond à une TAS plus élevée. La relation est TAS = IAS × √(ρ₀/ρ), où ρ₀ est la densité au niveau de la mer. Pour les pilotes de planeur, cela signifie qu'en altitude, la vitesse sol pour une même vitesse indiquée d'approche est plus élevée, et la distance de roulement à l'atterrissage sera plus longue.
Termes clés
- IAS = Vitesse indiquée (Indicated Airspeed)
- TAS = Vitesse vraie (True Airspeed)
- ρ₀ — densité de l'air au niveau de la mer (ISA : 1,225 kg/m³)
- ρ (rho) — densité de l'air
- q — pression dynamique (q = ½ × ρ × V²)
### Q17 : Que décrit le terme « facteur de charge » ? ^t80q17
DE · EN
- A) Le rapport entre le poids de l'aéronef et la surface alaire
- B) Le rapport entre la portance et le poids
- C) Le rapport entre la traînée et le poids
- D) Le rapport entre la poussée et la traînée
Réponse
B)
Explication
Le facteur de charge (n) est défini comme le rapport entre la portance générée par les ailes et le poids de l'aéronef: n = L/W. En vol rectiligne en palier, n = 1. En virage, n > 1 car une portance supplémentaire est nécessaire pour la force centripète. Lors d'une ressource verticale, n peut dépasser les limites de conception. La conception structurelle du planeur est certifiée pour des limites de facteur de charge spécifiques (typiquement +5,3g / -2,65g pour la catégorie utilitaire).
Termes clés
- L — Portance — force aérodynamique perpendiculaire à l'écoulement
- W — Poids — force gravitationnelle agissant sur l'aéronef (W = m × g)
- n — Facteur de charge (rapport portance/poids : n = L/P)
- g — accélération gravitationnelle (9,81 m/s²)
Q18 : Comment l'augmentation du poids de l'aéronef affecte-t-elle la meilleure finesse ? ^t80q18
DE · EN
- A) Elle améliore la finesse
- B) Elle dégrade la finesse
- C) Elle ne modifie pas la finesse
- D) Cela dépend de la configuration de l'aile
Réponse
C)
Explication
La meilleure finesse (L/D) est déterminée par la forme aérodynamique de l'aéronef et est indépendante du poids. L'augmentation du poids décale la polaire des vitesses vers le bas et vers la droite — la vitesse de meilleure finesse augmente (il faut voler plus vite) mais le rapport L/D maximal reste identique. C'est pourquoi l'ajout de ballast d'eau dans les planeurs améliore la vitesse de croisière inter-thermique sans modifier l'angle de planée — seule la vitesse à laquelle cet angle est atteint change.
Q19 : Un planeur vole à la vitesse de taux de chute minimal. Si le pilote accélère, que se passe-t-il avec le taux de chute ? ^t80q19
DE · EN
- A) Le taux de chute diminue encore
- B) Le taux de chute reste identique
- C) Le taux de chute augmente
- D) Le taux de chute oscille
Réponse
C)
Explication
La vitesse de taux de chute minimal est la vitesse au point le plus bas de la polaire des vitesses. Tout changement de vitesse — plus vite ou plus lent — à partir de ce point augmente le taux de chute. Accélérer au-delà de la vitesse de chute minimale augmente la traînée parasite plus rapidement que la traînée induite ne diminue, ce qui entraîne une traînée totale plus élevée et donc un taux de descente plus important. C'est le compromis en vol de campagne: voler plus vite couvre plus de distance mais au prix d'un taux de chute accru.
Q20 : Quel est l'effet de la sortie des aérofreins (spoilers) sur un planeur ? ^t80q20
DE · EN
- A) La portance augmente et la traînée diminue
- B) La portance et la traînée diminuent toutes les deux
- C) La traînée augmente et la portance diminue
- D) La portance et la traînée augmentent toutes les deux
Réponse
C)
Explication
Les aérofreins (spoilers) perturbent l'écoulement lisse sur l'extrados de l'aile, réduisant la différence de pression et donc la portance. Simultanément, les panneaux levés des spoilers créent une forte augmentation de la traînée. Cet effet combiné raidit considérablement la trajectoire de descente, ce qui est précisément leur fonction — permettre au pilote de contrôler l'angle d'approche et d'atterrir avec précision. Sans aérofreins, les planeurs flotteraient sur de longues distances en raison de leur excellent rapport L/D.
Q21 : Dans quelle condition de vol la traînée induite est-elle la plus grande ? ^t80q21
DE · EN
- A) En croisière rapide
- B) En vol en piqué
- C) En vol lent à fort angle d'attaque
- D) À la vitesse de meilleure finesse
Réponse
C)
Explication
La traînée induite est proportionnelle à CL², et CL est maximal en vol lent à fort angle d'attaque (où l'aile doit générer le maximum de portance par unité de pression dynamique). En piqué ou à grande vitesse, CL est faible et la traînée induite est minimale — la traînée parasite domine. À la vitesse de meilleure finesse, la traînée induite est égale à la traînée parasite mais n'est pas à son maximum. Le régime de vol lent est celui où la traînée induite domine la traînée totale.
Termes clés
- CL = Coefficient de portance
### Q22 : Quelle est la fonction principale du tab de trim de la profondeur ? ^t80q22
DE · EN
- A) Réduire les efforts sur le manche dans les conditions de vol stabilisées
- B) Augmenter la vitesse maximale
- C) Améliorer la stabilité latérale
- D) Prévenir le flottement (flutter)
Réponse
A)
Explication
Le tab de trim de la profondeur permet au pilote de réduire ou d'éliminer l'effort sur le manche nécessaire pour maintenir une assiette en tangage donnée en vol stabilisé. En braquant le tab de trim, une force aérodynamique est appliquée à la profondeur qui compense le moment de charnière naturel, permettant un vol mains libres ou avec un effort réduit à la vitesse trimmée. Cela réduit la fatigue du pilote lors de longs vols et lui permet de se concentrer sur la navigation et l'exploitation des thermiques.
Q23 : Que se passe-t-il avec la vitesse de décrochage en virage par rapport au vol rectiligne en palier ? ^t80q23
DE · EN
- A) La vitesse de décrochage diminue
- B) La vitesse de décrochage reste inchangée
- C) La vitesse de décrochage augmente
- D) La vitesse de décrochage ne dépend que de l'altitude
Réponse
C)
Explication
En virage, le facteur de charge n = 1/cos(angle d'inclinaison) dépasse 1, ce qui signifie que les ailes doivent générer plus de portance qu'en vol rectiligne. La vitesse de décrochage augmente d'un facteur √n. À 45° d'inclinaison, la vitesse de décrochage augmente de 19 % ; à 60° d'inclinaison de 41 %. C'est une considération de sécurité critique lors du spiralage en thermique près du sol — plus l'inclinaison est forte, plus le pilote est proche de la vitesse de décrochage accrue.
Termes clés
- n — Facteur de charge (rapport portance/poids : n = L/P)
Q24 : Qu'est-ce que le centre de poussée d'un profil ? ^t80q24
DE · EN
- A) Le point où le poids de l'aéronef s'applique
- B) Le point d'épaisseur maximale du profil
- C) Le point où la résultante aérodynamique s'applique sur l'aile
- D) Le centre géométrique du contour de l'aile en plan
Réponse
C)
Explication
Le centre de poussée (CP) est le point sur la ligne de corde où la résultante aérodynamique (somme de toutes les forces de pression et de frottement) peut être considérée comme agissant. Contrairement au centre aérodynamique, le CP se déplace avec le changement d'angle d'attaque — il avance lorsque l'angle d'attaque augmente et recule lorsque l'angle d'attaque diminue. Ce déplacement est une des raisons pour lesquelles la position du CG doit rester dans les limites: si le CP s'éloigne trop du CG, le contrôle en tangage peut être compromis.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
### Q25 : À quel moment du vol la traînée parasite est-elle la plus grande ? ^t80q25
DE · EN
- A) En vol lent, près du décrochage
- B) À la vitesse de chute minimale
- C) À la vitesse de meilleure finesse
- D) À la vitesse maximale autorisée (VNE)
Réponse
D)
Explication
La traînée parasite est proportionnelle à V² (pression dynamique). Plus l'aéronef vole vite, plus la traînée parasite est élevée. À la VNE — la vitesse maximale — la traînée parasite atteint son maximum dans l'enveloppe de vol normale. À basse vitesse, près du décrochage, la traînée parasite est minimale tandis que la traînée induite domine. La traînée parasite comprend la traînée de forme, la traînée de frottement et la traînée d'interférence — toutes augmentent avec le carré de la vitesse.
Termes clés
- VNE = Vitesse à ne jamais dépasser
### Q26 : Qu'est-ce que le principe de Bernoulli appliqué à un profil ? ^t80q26
DE · EN
- A) La pression augmente là où la vitesse d'écoulement augmente
- B) Là où la vitesse d'écoulement augmente, la pression diminue
- C) La portance est générée uniquement par la déviation de l'air vers le bas
- D) La traînée est indépendante de la vitesse
Réponse
B)
Explication
Le principe de Bernoulli stipule que dans un écoulement permanent et incompressible, une augmentation de la vitesse d'écoulement s'accompagne d'une diminution de la pression statique, et inversement. Appliqué à un profil, l'air accélère sur l'extrados courbé, créant une zone de pression plus basse par rapport à l'intrados. Cette différence de pression génère la portance. Bien que la troisième loi de Newton (déflexion vers le bas) contribue aussi à la portance, la distribution de pression de Bernoulli est le mécanisme principal pour le vol subsonique conventionnel.
Q27 : Qu'est-ce que le lacet inverse ? ^t80q27
DE · EN
- A) La tendance à piquer du nez dans un virage serré
- B) Un lacet indésirable dans la direction opposée au virage visé lorsque les ailerons sont braqués
- C) Le lacet causé par le braquage du palonnier en vent traversier
- D) Le lacet résultant d'une poussée asymétrique
Réponse
B)
Explication
Le lacet inverse se produit parce que l'aileron abaissé (sur l'aile qui monte) augmente à la fois la portance et la traînée induite de cette aile. La traînée supplémentaire de l'aile montante tire le nez vers l'aile descendante — dans la direction opposée au virage visé. C'est pourquoi l'utilisation coordonnée du palonnier avec les ailerons est essentielle, et pourquoi le braquage différentiel des ailerons a été développé comme solution de conception.
Q28 : Quand l'effet de sol devient-il significatif ? ^t80q28
DE · EN
- A) À toute altitude en air calme
- B) À environ une envergure du sol
- C) Uniquement pendant le roulement au décollage
- D) Au-dessus de 100 m sol
Réponse
B)
Explication
L'effet de sol devient significatif lorsque l'aéronef se trouve à environ une envergure de la surface. Le sol restreint physiquement le développement des tourbillons marginaux et réduit le déflecteur vers le bas (downwash) induit, ce qui augmente effectivement la portance et réduit la traînée induite. Les pilotes perçoivent cela comme une sensation de flottement lors de l'arrondi à l'atterrissage — le planeur tend à continuer de voler en effet de sol, ce qui peut provoquer un dépassement du point d'impact prévu si cela n'est pas anticipé.
Q29 : Que signifie le terme « vrillage » dans la conception d'une aile ? ^t80q29
DE · EN
- A) La réduction de la corde de l'aile de l'emplanture au saumon
- B) Une diminution de l'angle de calage de l'emplanture au saumon
- C) La procédure de nettoyage des surfaces de l'aile
- D) La perte de portance pendant un décrochage
Réponse
B)
Explication
Le vrillage est une caractéristique de conception délibérée dans laquelle l'angle de calage de l'aile diminue progressivement de l'emplanture au saumon (vrillage géométrique) ou le profil change pour produire moins de portance au saumon (vrillage aérodynamique). Cela garantit que l'emplanture décroche avant le saumon, préservant l'efficacité des ailerons pendant un décrochage et rendant le comportement au décrochage plus bénin et récupérable. Le vrillage est particulièrement important pour les planeurs avec leurs longues ailes à fort allongement.
Q30 : Quelle est la relation entre l'angle d'attaque et le coefficient de portance jusqu'au décrochage ? ^t80q30
DE · EN
- A) Le coefficient de portance diminue lorsque l'angle d'attaque augmente
- B) Le coefficient de portance augmente approximativement linéairement lorsque l'angle d'attaque augmente
- C) Le coefficient de portance reste constant quel que soit l'angle d'attaque
- D) Le coefficient de portance augmente exponentiellement avec l'angle d'attaque
Réponse
B)
Explication
Dans le régime pré-décrochage, le coefficient de portance CL augmente approximativement linéairement avec l'angle d'attaque (AoA). La pente de cette droite est la pente de la courbe de portance (typiquement environ 2π par radian pour un profil mince). Cette relation linéaire se poursuit jusqu'à l'atteinte de l'angle d'attaque critique, point auquel la séparation de l'écoulement provoque un pic de CL (CL_max) puis une chute brutale — le décrochage. La linéarité de la relation CL / AoA est l'un des résultats fondamentaux de la théorie aérodynamique.
Termes clés
- AoA = Angle d'incidence
- CL = Coefficient de portance
- CL_max — Coefficient de portance maximal — CL maximal avant décrochage
### Q31 : Comment la position des volets affecte-t-elle la vitesse de décrochage ? ^t80q31
DE · EN
- A) La sortie des volets augmente la vitesse de décrochage
- B) La position des volets n'a aucun effet sur la vitesse de décrochage
- C) La sortie des volets diminue la vitesse de décrochage
- D) La rentrée des volets diminue la vitesse de décrochage
Réponse
C)
Explication
La sortie des volets augmente le coefficient de portance maximal de l'aile (CLmax) en ajoutant de la cambrure et, dans certains cas, de la surface alaire. D'après la formule de la vitesse de décrochage Vs = racine(2W / (ρ × S × CLmax)), un CL_max plus élevé donne une vitesse de décrochage plus faible. Cela permet l'approche et l'atterrissage à des vitesses plus lentes avec une distance de roulement plus courte. La rentrée des volets supprime cet avantage et ramène la vitesse de décrochage à la valeur plus élevée de la configuration lisse.
Termes clés
- VS = Vitesse de décrochage
- CL_max — Coefficient de portance maximal — CL maximal avant décrochage
- ρ (rho) — densité de l'air
- S — Surface alaire — surface totale en plan des ailes
- W — Poids — force gravitationnelle agissant sur l'aéronef (W = m × g)
- CL — Coefficient de portance — mesure adimensionnelle de la portance
### Q32 : Quel est l'objectif d'un profil laminaire ? ^t80q32
DE · EN
- A) Augmenter la traînée induite à basse vitesse
- B) Maximiser la zone de couche limite turbulente
- C) Réduire la traînée de frottement en maintenant un écoulement laminaire sur une plus grande portion de l'aile
- D) Améliorer les caractéristiques de décrochage à forts angles d'attaque
Réponse
C)
Explication
Les profils laminaires sont conçus avec leur épaisseur maximale plus reculée que les profils conventionnels, créant un gradient de pression favorable qui maintient la couche limite laminaire sur une plus grande portion de la corde. Comme les couches limites laminaires produisent bien moins de traînée de frottement que les turbulentes, la traînée de profil globale est significativement réduite. Les planeurs exploitent cela largement — les ailes laminaires propres sont la raison pour laquelle les planeurs modernes atteignent des finesses dépassant 50:1.
Q33 : Comment la densité de l'air évolue-t-elle avec l'altitude croissante ? ^t80q33
DE · EN
- A) Elle augmente linéairement
- B) Elle reste constante
- C) Elle diminue
- D) Elle augmente puis diminue
Réponse
C)
Explication
La densité de l'air diminue avec l'altitude car la pression atmosphérique baisse et l'air se dilate. Dans l'atmosphère standard, la densité à 5 500 m est environ la moitié de la valeur au niveau de la mer. Une densité réduite signifie une pression dynamique réduite à une TAS donnée, c'est pourquoi les performances de l'aéronef (portance et traînée par unité de TAS) se dégradent en altitude — l'aéronef doit voler plus vite en TAS pour maintenir les mêmes IAS et portance.
Termes clés
- IAS = Vitesse indiquée (Indicated Airspeed)
- TAS = Vitesse vraie (True Airspeed)
### Q34 : Quelle est la différence entre stabilité statique et stabilité dynamique ? ^t80q34
DE · EN
- A) Ce sont le même concept
- B) La stabilité statique est la tendance initiale à revenir à l'équilibre ; la stabilité dynamique décrit si les oscillations qui s'ensuivent s'amortissent
- C) La stabilité dynamique est la tendance initiale ; la stabilité statique décrit le comportement à long terme
- D) La stabilité statique ne s'applique qu'au tangage, la stabilité dynamique uniquement au roulis
Réponse
B)
Explication
La stabilité statique décrit la réponse immédiate de l'aéronef à une perturbation — si des forces de rappel agissent pour le repousser vers l'équilibre initial. La stabilité dynamique décrit ce qui se passe au fil du temps: si les oscillations résultantes diminuent en amplitude et que l'aéronef revient finalement à son état trimmé, il est dynamiquement stable. Un aéronef peut être statiquement stable mais dynamiquement instable (les oscillations croissent), ce qui est une condition dangereuse.
Q35 : Quel est le rôle des générateurs de vortex sur une aile ? ^t80q35
DE · EN
- A) Augmenter la zone de couche limite laminaire
- B) Réduire le poids de l'aéronef
- C) Énergiser la couche limite et retarder la séparation de l'écoulement
- D) Diminuer la vitesse de décrochage
Réponse
C)
Explication
Les générateurs de vortex sont de petites ailettes dépassant de la surface de l'aile qui créent de minuscules tourbillons mélangeant l'air à haute énergie extérieur à la couche limite avec l'écoulement plus lent près de la surface. Cette couche limite re-énergisée peut mieux résister aux gradients de pression adverses, retardant la séparation de l'écoulement et améliorant l'efficacité des gouvernes à forts angles d'attaque. Ils échangent une légère augmentation de la traînée de frottement contre un retard significatif du décrochage et une meilleure autorité des ailerons proche du décrochage.
Q36 : Lequel des facteurs suivants un pilote contrôle-t-il directement et qui affecte la portance ? ^t80q36
DE · EN
- A) La densité de l'air (rho)
- B) La surface alaire (S)
- C) La vitesse (V) et, indirectement, le coefficient de portance (CL) via l'angle d'attaque
- D) Toutes les réponses ci-dessus
Réponse
C)
Explication
Le pilote peut directement modifier la vitesse V (en ajustant l'assiette en tangage) et indirectement modifier le coefficient de portance CL (en changeant l'angle d'attaque ou en sortant/rentrant les volets). La densité de l'air ρ varie avec l'altitude et la température mais n'est pas directement contrôlée. La surface alaire S est fixe (sauf dans de rares conceptions à géométrie variable ou avec volets Fowler). La vitesse et l'angle d'attaque sont les outils principaux du pilote pour gérer la portance.
Termes clés
- CL = Coefficient de portance
### Q37 : Dans quelle direction le centre de poussée se déplace-t-il lorsque l'angle d'attaque augmente (avant le décrochage) ? ^t80q37
DE · EN
- A) Vers l'arrière le long de la corde
- B) Il ne se déplace pas
- C) Vers l'avant le long de la corde
- D) Vers le haut, loin de la surface de l'aile
Réponse
C)
Explication
Lorsque l'angle d'attaque augmente dans le régime pré-décrochage, la distribution de pression se décale de telle sorte que le centre de poussée avance le long de la corde. Ce déplacement vers l'avant du CP produit un moment à cabrer qui doit être contrebalancé par l'empennage — l'une des principales raisons pour lesquelles les aéronefs nécessitent un stabilisateur horizontal. À de très faibles (ou négatifs) angles d'attaque, le CP recule. Cette migration du CP est la raison pour laquelle le concept de centre aérodynamique est utile: le moment autour du centre aérodynamique reste constant quel que soit l'angle d'attaque.
Q38 : Qu'est-ce qui détermine l'angle d'attaque critique auquel une aile décroche ? ^t80q38
DE · EN
- A) Le poids de l'aéronef
- B) L'altitude à laquelle l'aéronef vole
- C) La vitesse
- D) La forme du profil (géométrie du profil)
Réponse
D)
Explication
L'angle d'attaque critique est une propriété intrinsèque de la forme géométrique du profil — c'est l'angle auquel l'écoulement ne peut plus rester attaché à l'extrados et se sépare, provoquant le décrochage. Il ne change pas avec le poids, l'altitude ou la vitesse. Ce qui change avec ces facteurs est la vitesse de décrochage — la vitesse à laquelle l'aile atteint l'angle d'attaque critique en vol en palier. La géométrie du profil (cambrure, épaisseur, rayon du bord d'attaque) détermine la capacité de l'écoulement à suivre l'extrados à forts angles.
Q39 : Comment la traînée induite évolue-t-elle avec l'augmentation de la vitesse en vol en palier ? ^t80q39
DE · EN
- A) Elle diminue continuellement
- B) Elle atteint un maximum, puis diminue
- C) Elle reste constante
- D) Elle augmente avec la vitesse croissante
Réponse
A)
Explication
La traînée induite diminue de façon monotone avec l'augmentation de la vitesse en vol en palier: D_induite = 2W² / (rho × V² × S² × π × AR × e). Lorsque V augmente, la traînée induite diminue continuellement — il n'y a pas de minimum/maximum dans l'enveloppe de vol normale. La traînée parasite (et non la traînée induite) a la courbe en U décrite en B/C. La traînée totale a un minimum à la vitesse où la traînée induite est égale à la traînée parasite ; la traînée induite elle-même ne fait que diminuer avec la vitesse.
Termes clés
- rho — ρ (rho) — densité de l'air
- AR — Allongement — rapport de l'envergure² à la surface alaire
- e — Facteur d'efficacité d'Oswald — facteur d'efficacité de l'aile (1,0 pour une distribution elliptique idéale)
Q40 : Quels types de traînée composent la traînée totale ? ^t80q40
DE · EN
- A) Traînée induite, traînée de forme et traînée de frottement
- B) Traînée d'interférence et traînée parasite
- C) Traînée de forme, traînée de frottement et traînée d'interférence
- D) Traînée induite et traînée parasite
Réponse
D)
Explication
La décomposition aérodynamique standard de la traînée totale est: Traînée totale = Traînée induite + Traînée parasite. La traînée induite provient de la génération de portance (tourbillons marginaux). La traînée parasite est le terme collectif pour toutes les traînées non liées à la portance: traînée de forme/pression, traînée de frottement et traînée d'interférence. Les options A et C listent des sous-composantes de la traînée parasite mais omettent la traînée induite ou les combinent incorrectement.
- L'option B omet la traînée induite, qui est une composante majeure surtout à basse vitesse.
Q41 : Comment la portance et la traînée évoluent-elles lorsqu'on approche du décrochage ? ^t80q41
DE · EN
- A) La portance et la traînée augmentent toutes les deux
- B) La portance augmente tandis que la traînée diminue
- C) La portance diminue tandis que la traînée augmente
- D) La portance et la traînée diminuent toutes les deux
Réponse
C)
Explication
Lorsque l'angle d'attaque critique est atteint, l'écoulement commence à se séparer de l'extrados, en commençant par le bord de fuite et progressant vers l'avant. Au-delà de l'angle d'attaque critique, l'écoulement attaché lisse qui générait la portance se décompose — CL chute brusquement. Simultanément, l'écoulement séparé crée un large sillage turbulent avec une traînée de pression très élevée, donc CD augmente fortement. La polaire de traînée le montre clairement: le nez de la polaire se courbe brusquement à l'approche du décrochage, avec CL en chute et CD en hausse.
Termes clés
- CD = Coefficient de traînée
- CL = Coefficient de portance
### Q42 : Pour récupérer d'un décrochage, il est essentiel de ^t80q42
DE · EN
- A) Augmenter l'inclinaison et réduire la vitesse
- B) Augmenter l'angle d'attaque et augmenter la vitesse
- C) Diminuer l'angle d'attaque et augmenter la vitesse
- D) Augmenter l'angle d'attaque et réduire la vitesse
Réponse
C)
Explication
La récupération d'un décrochage nécessite de réduire l'angle d'attaque en dessous de la valeur critique pour que l'écoulement puisse se rattacher à l'extrados et que la portance soit restaurée. Le pilote doit pousser sur le manche pour baisser l'angle d'attaque, ce qui permet également à l'aéronef d'accélérer (ou le pilote applique de la puissance si disponible). Augmenter l'angle d'attaque (B, D) approfondit le décrochage. Réduire la vitesse (D, A) aggrave la situation. L'inclinaison (A) augmente le facteur de charge, ce qui élève la vitesse de décrochage — exactement la mauvaise action.
Q43 : Pendant un décrochage, comment la portance et la traînée se comportent-elles ? ^t80q43
DE · EN
- A) La portance augmente tandis que la traînée augmente
- B) La portance augmente tandis que la traînée diminue
- C) La portance diminue tandis que la traînée diminue
- D) La portance diminue tandis que la traînée augmente
Réponse
D)
Explication
C'est la caractéristique définitive du décrochage: la portance s'effondre parce que la séparation de la couche limite détruit la différence de pression qui la génère, tandis que la traînée augmente fortement en raison du large sillage turbulent séparé. La courbe CL/AoA montre CL_max à l'angle critique, puis une chute abrupte — c'est le décrochage. La courbe CD/AoA augmente fortement à travers et au-delà du décrochage. Cette combinaison (moins de portance, plus de traînée) est la raison pour laquelle le décrochage est critique — l'aéronef perd de la portance tout en subissant une traînée élevée qui réduirait encore la vitesse.
Termes clés
- AoA = Angle d'incidence
- CD = Coefficient de traînée
- CL = Coefficient de portance
- CL_max — Coefficient de portance maximal — CL maximal avant décrochage
### Q44 : L'angle d'attaque critique ^t80q44
DE · EN
- A) Change avec l'augmentation du poids
- B) Est indépendant du poids de l'aéronef
- C) Augmente avec une position arrière du centre de gravité
- D) Diminue avec une position avant du centre de gravité
Réponse
B)
Explication
L'angle d'attaque critique (de décrochage) est une propriété aérodynamique fixe de la forme du profil — c'est l'angle d'attaque auquel la séparation de l'écoulement se produit, indépendamment de la vitesse, du poids ou de l'altitude. Ce qui change avec le poids est la vitesse de décrochage (Vs = racine(2W / (rho × S × CL_max))), pas l'angle de décrochage. Un aéronef plus lourd doit voler plus vite pour générer la même portance, mais il décroche toujours au même angle d'attaque critique. La position du CG affecte la stabilité en tangage et l'efficacité des commandes mais ne change pas l'angle critique du profil.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
- VS = Vitesse de décrochage
- CL_max — Coefficient de portance maximal — CL maximal avant décrochage
- rho — ρ (rho) — densité de l'air
- S — Surface alaire — surface totale en plan des ailes
- W — Poids — force gravitationnelle agissant sur l'aéronef (W = m × g)
- CL — Coefficient de portance — mesure adimensionnelle de la portance
### Q45 : Qu'est-ce qui conduit à une vitesse de décrochage Vs (IAS) plus faible ? ^t80q45
DE · EN
- A) Un facteur de charge plus élevé
- B) Une densité de l'air plus faible
- C) Une diminution du poids
- D) Une altitude plus basse
Réponse
C)
Explication
D'après Vs = racine(2W / (rho × S × CL_max)): la vitesse de décrochage diminue lorsque le poids (W) diminue, car moins de portance est nécessaire pour maintenir l'équilibre.
- Une densité plus faible (B) augmente la vitesse de décrochage en TAS mais la vitesse de décrochage en IAS reste approximativement constante (puisque l'IAS est basée sur la pression dynamique q = 0,5 × rho × VTAS², qui est égale à 0,5 × rho0 × V_IAS²).
- Un facteur de charge plus élevé (A) augmente effectivement le poids apparent (n×W), élevant la vitesse de décrochage.
Une altitude plus basse signifie une densité plus élevée, ce qui abaisse légèrement la vitesse de décrochage en TAS mais ne modifie pas significativement la vitesse de décrochage en IAS.
Termes clés
- IAS = Vitesse indiquée (Indicated Airspeed)
- TAS = Vitesse vraie (True Airspeed)
- VS = Vitesse de décrochage
- CL_max — Coefficient de portance maximal — CL maximal avant décrochage
- rho — ρ (rho) — densité de l'air
- W — Poids — force gravitationnelle agissant sur l'aéronef (W = m × g)
- S — Surface alaire — surface totale en plan des ailes
- n — Facteur de charge (rapport portance/poids : n = L/P)
- q — pression dynamique (q = ½ × ρ × V²)
- CL — Coefficient de portance — mesure adimensionnelle de la portance
### Q46 : Quelle affirmation concernant la vrille est correcte ? ^t80q46
DE · EN
- A) La vitesse augmente constamment pendant la vrille
- B) Pendant la récupération, les ailerons doivent être maintenus au neutre
- C) Pendant la récupération, les ailerons doivent être croisés
- D) Seuls les très vieux aéronefs risquent de partir en vrille
Réponse
B)
Explication
La technique de récupération de vrille (PARE: Power off, Ailerons au neutre, Rudder/palonnier opposé au sens de rotation, Elevator/profondeur poussée en avant) exige de maintenir les ailerons au neutre car l'utilisation des ailerons pendant une vrille peut aggraver la rotation — braquer l'aileron dans le sens de la vrille augmente l'angle d'attaque de l'aile intérieure (qui peut déjà être décrochée) et peut approfondir la vrille. Le palonnier opposé au sens de rotation stoppe l'autorotation ; la profondeur poussée en avant réduit ensuite l'angle d'attaque pour décrochage les deux ailes. La vitesse n'augmente pas constamment en vrille — l'aéronef atteint une vrille stabilisée avec une vitesse et un taux de rotation relativement constants.
Q47 : La couche limite laminaire sur le profil se situe entre ^t80q47
DE · EN
- A) Le point de transition et le point de séparation
- B) Le point d'arrêt et le centre de poussée
- C) Le point de transition et le centre de poussée
- D) Le point d'arrêt et le point de transition
Réponse
D)
Explication
Le développement de la couche limite suit une séquence précise: l'écoulement se divise au point d'arrêt, une couche limite laminaire se développe depuis le point d'arrêt vers l'aval, puis au point de transition la couche laminaire se transforme en turbulente, et enfin au point de séparation la couche turbulente se détache de la surface. La couche limite laminaire occupe donc la zone du point d'arrêt au point de transition. Les profils laminaires sont conçus pour repousser le point de transition le plus loin possible vers l'aval afin de minimiser la traînée de frottement.
Q48 : Quels types de couches limites trouve-t-on sur un profil ? ^t80q48
DE · EN
- A) Couche turbulente au bord d'attaque, couche limite laminaire au bord de fuite
- B) Couche limite laminaire sur toute la surface supérieure avec écoulement non séparé
- C) Couche laminaire au bord d'attaque, couche limite turbulente au bord de fuite
- D) Couche limite turbulente sur toute la surface supérieure avec écoulement séparé
Réponse
C)
Explication
La séquence naturelle du développement de la couche limite sur un profil va du laminaire (près du bord d'attaque, où l'écoulement est ordonné et le nombre de Reynolds est faible) au turbulent (plus en aval, après la transition). La séquence inverse (turbulent d'abord, puis laminaire) ne se produit pas naturellement. Cet arrangement laminaire en amont / turbulent en aval est la raison pour laquelle les concepteurs placent l'épaisseur maximale des profils laminaires plus en arrière — pour étendre le gradient de pression favorable qui maintient l'écoulement laminaire aussi longtemps que possible avant la transition.
Q49 : En quoi une couche limite laminaire diffère-t-elle d'une couche turbulente ? ^t80q49
DE · EN
- A) La couche limite turbulente est plus épaisse mais produit moins de traînée de frottement
- B) La couche laminaire génère de la portance tandis que la couche turbulente génère de la traînée
- C) La couche laminaire est plus mince et produit plus de traînée de frottement
- D) La couche limite turbulente peut rester attachée au profil à des angles d'attaque plus élevés
Réponse
D)
Explication
La couche limite turbulente, malgré une traînée de frottement plus élevée que la couche laminaire, possède un mélange plus énergique qui lui permet de rester attachée à la surface contre un gradient de pression adverse à des angles d'attaque plus élevés. C'est son avantage crucial: elle résiste mieux à la séparation de l'écoulement. La couche limite laminaire est effectivement plus mince (C est partiellement correct sur l'épaisseur) et a une traînée de frottement plus faible — mais elle se sépare plus facilement. C'est pourquoi des turbulateurs sont parfois utilisés sur les planeurs: provoquer délibérément la transition vers un écoulement turbulent pour empêcher les bulles de séparation laminaire.
Q50 : Quel élément structurel assure la stabilité latérale (en roulis) ? ^t80q50
DE · EN
- A) La profondeur
- B) Le dièdre de l'aile
- C) La dérive
- D) Le braquage différentiel des ailerons
Réponse
B)
Explication
La stabilité latérale (en roulis) — la tendance à revenir en vol horizontal après une perturbation en roulis — est principalement assurée par le dièdre de l'aile (l'angle en V vers le haut des ailes par rapport à l'horizontale). Lorsqu'une rafale provoque le roulis de l'aéronef, l'aile basse descend et son angle d'attaque augmente (elle rencontre plus d'air), générant plus de portance et créant un moment de rappel vers l'horizontale. La dérive assure la stabilité directionnelle (en lacet) ; les ailerons sont des surfaces de contrôle en roulis (pas de stabilité), et la profondeur contrôle le tangage. Les aéronefs à aile haute obtiennent une stabilité latérale similaire grâce à l'effet pendulaire du fuselage suspendu sous les ailes.
Q51 : Quelle est la valeur moyenne de l'accélération gravitationnelle à la surface de la Terre ? ^t80q51
DE · EN
- A) 15° C/100 m
- B) 100 m/sec²
- C) 9,81 m/sec²
- D) 1013,25 hPa
Réponse
C)
Explication
L'accélération gravitationnelle standard à la surface de la Terre est de 9,81 m/s² (valeur ISA). Cette valeur est fondamentale en aéronautique: elle sert à calculer le poids (W = m × g), le facteur de charge, et intervient dans toutes les équations de performance. 1013,25 hPa est la pression standard au niveau de la mer, et 15°C/100 m n'est pas un gradient correct (le gradient standard est de 0,65°C/100 m).
Termes clés
- ISA = Atmosphère standard internationale
### Q52 : Pendant une glissade, la position autorisée des volets est ^t80q52
DE · EN
- A) Volets complètement rentrés
- B) Volets complètement sortis
- C) Déterminée par la composante verticale descendante de la vitesse
- D) Spécifiée dans le manuel de vol (AFM)
Réponse
D)
Explication
La position autorisée des volets pendant une glissade est toujours spécifiée dans le manuel de vol de l'aéronef (AFM/POH). Certains planeurs interdisent les volets sortis en glissade car la combinaison volets et gouverne de direction braquée peut créer des couples aérodynamiques dangereux ou dépasser les limites structurelles. D'autres autorisent certaines configurations. La seule réponse correcte est donc de consulter l'AFM.
Q53 : On dit d'un aéronef qu'il possède une stabilité dynamique lorsque ^t80q53
DE · EN
- A) Il est capable de se stabiliser automatiquement à un nouvel équilibre après une perturbation
- B) Il est capable de revenir automatiquement à son équilibre initial après une perturbation
- C) La rotation autour de l'axe de tangage est automatiquement corrigée par les ailerons
- D) Le facteur de charge autorisé permet une accélération positive d'au moins 4 g et négative d'au moins 2 g volets d'atterrissage rentrés
Réponse
B)
Explication
La stabilité dynamique décrit le comportement d'un aéronef au fil du temps après une perturbation. Un aéronef dynamiquement stable revient automatiquement à son équilibre initial (trim) après une perturbation — les oscillations s'amortissent progressivement. La réponse A décrit une stabilité dite « neutre ou convergente vers un nouvel équilibre », ce qui est différent. La stabilité statique (tendance immédiate au retour) est une condition nécessaire mais non suffisante de la stabilité dynamique.
Q54 : En cas de forte turbulence, la vitesse doit être réduite ^t80q54
DE · EN
- A) Jusqu'à la vitesse normale de croisière
- B) Jusqu'à une vitesse dans l'arc jaune de l'anémomètre
- C) Jusqu'à la vitesse minimale constante en configuration d'atterrissage
- D) En dessous de la vitesse de manœuvre V_A
Réponse
D)
Explication
La vitesse de manœuvre VA (ou vitesse de pénétration en turbulence) est la vitesse maximale à laquelle des braquages complets des gouvernes ou des rafales sévères ne provoqueront pas de dépassement de la charge structurelle limite. En dessous de VA, l'aile décrochera avant que la charge structurelle limite ne soit atteinte, protégeant ainsi la structure. En cas de forte turbulence, la vitesse doit être réduite en dessous de V_A pour éviter des dommages structurels dus aux charges dynamiques des rafales.
Q55 : Dans l'atmosphère standard OACI, le gradient de température dans la troposphère est de ^t80q55
DE · EN
- A) 2°C/100 ft
- B) 0,65°C/1000 ft
- C) 0,65°C/100 m
- D) 2°C/100 m
Réponse
C)
Explication
Dans l'atmosphère standard OACI (ISA), la température diminue de 0,65°C pour chaque 100 m d'altitude dans la troposphère (ou de façon équivalente, 2°C pour 1000 ft, ou 6,5°C/1000 m). La réponse B (0,65°C/1000 ft) est incorrecte car l'unité est fausse — ce serait un gradient bien trop faible. La réponse C est la seule correcte: 0,65°C par 100 m d'altitude.
Termes clés
- ISA = Atmosphère standard internationale
### Q56 : À quelle altitude approximative la pression atmosphérique tombe-t-elle à la moitié de sa valeur au niveau de la mer ? ^t80q56
DE · EN
- A) 5 500 m
- B) 6 600 m
- C) 6 600 ft
- D) 5 500 ft
Réponse
A)
Explication
La pression atmosphérique diminue avec l'altitude de manière approximativement exponentielle. Dans l'atmosphère standard OACI, la pression est environ la moitié de la pression au niveau de la mer (1013,25 hPa → ~506 hPa) à une altitude d'environ 5 500 m (18 000 ft). Cette valeur est importante pour la physiologie en altitude (besoins en oxygène) et pour les calculs de performances en altitude-densité.
Q57 : L'altitude-densité correspond toujours à ^t80q57
DE · EN
- A) L'altitude à laquelle la pression atmosphérique et la température correspondent à celles de l'atmosphère standard
- B) L'altitude indiquée vraie, après correction de l'erreur instrumentale
- C) L'altitude-pression, corrigée de l'écart de température par rapport à la température standard
- D) L'altitude lue lorsque l'altimètre est calé sur le QNH, corrigée de l'écart de température par rapport à la température standard
Réponse
C)
Explication
L'altitude-densité est l'altitude à laquelle l'aéronef se trouverait dans l'atmosphère standard ISA si la densité de l'air était la même qu'en conditions réelles. Elle se calcule à partir de l'altitude-pression (altimètre calé sur 1013,25 hPa) corrigée par l'écart de température par rapport à l'ISA. Une température supérieure à l'ISA donne une altitude-densité supérieure à l'altitude-pression, réduisant les performances de l'aéronef. La réponse A décrit l'altitude-pression, non l'altitude-densité.
Termes clés
- ISA = Atmosphère standard internationale
- QNH = Pression ramenée au niveau de la mer
### Q58 : La loi de continuité simplifiée appliquée à un écoulement d'air stipule : Dans un laps de temps donné, une masse d'air en écoulement est conservée quelle que soit la section qu'elle traverse. Cela signifie que ^t80q58
DE · EN
- A) La vitesse d'écoulement diminue lorsque la section diminue
- B) La vitesse d'écoulement augmente lorsque la section augmente
- C) La vitesse d'écoulement reste constante
- D) La vitesse d'écoulement augmente lorsque la section diminue
Réponse
D)
Explication
L'équation de continuité stipule que pour un fluide incompressible, le débit volumique Q = S × V est constant le long d'un tube de courant. Si la section S diminue, la vitesse V doit augmenter proportionnellement pour maintenir Q constant. Ce principe, combiné au théorème de Bernoulli, explique pourquoi l'air accélère sur l'extrados courbé d'un profil, créant une zone de basse pression génératrice de portance.
Termes clés
- S — Surface alaire — surface totale en plan des ailes
- V — Vitesse / Vitesse aérodynamique
Q59 : La résultante aérodynamique (traînée et portance) dépend de la densité de l'air. Lorsque la densité de l'air diminue ^t80q59
DE · EN
- A) La traînée et la portance diminuent toutes les deux
- B) La traînée et la portance augmentent toutes les deux
- C) La traînée augmente tandis que la portance diminue
- D) La traînée diminue tandis que la portance augmente
Réponse
A)
Explication
La portance et la traînée sont toutes deux proportionnelles à la pression dynamique q = 0,5 × ρ × V². Lorsque la densité de l'air ρ diminue (en altitude ou par température élevée), q diminue pour une vitesse donnée, ce qui réduit à la fois la portance et la traînée. C'est pourquoi les performances de l'aéronef se dégradent en haute altitude ou par forte chaleur: l'aéronef doit voler plus vite (TAS plus élevée) pour générer la même portance, tandis que la résistance aérodynamique totale diminue pour une vitesse indiquée constante.
Termes clés
- TAS = Vitesse vraie (True Airspeed)
- ρ (rho) — densité de l'air
- q — pression dynamique (q = ½ × ρ × V²)
### Q60 : Quel est le nom du point autour duquel, lorsque l'angle d'attaque varie, le moment de tangage autour de l'axe latéral ne varie pas ? ^t80q60
DE · EN
- A) Centre de symétrie
- B) Centre de gravité
- C) Centre aérodynamique
- D) Point neutre
Réponse
D)
Explication
Le point neutre (aussi appelé centre aérodynamique au niveau de l'aile, mais « point neutre » pour l'aéronef complet) est le point autour duquel le moment de tangage reste constant quelles que soient les variations d'angle d'attaque. Pour un aéronef stable, le centre de gravité doit être en avant du point neutre — la distance CG-point neutre constitue la marge de stabilité statique. Remarque: pour un profil isolé, ce point correspond au centre aérodynamique (à environ 25 % de la corde) ; pour l'aéronef complet, le point neutre tient compte de la contribution du stabilisateur horizontal.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
### Q61 : L'angle entre la corde du profil et l'axe longitudinal de l'aéronef s'appelle ^t80q61
DE · EN
- A) L'angle de flèche
- B) L'angle d'attaque
- C) L'angle de dièdre
- D) L'angle de calage (angle d'incidence)
Réponse
D)
Explication
L'angle de calage (ou angle d'incidence) est l'angle fixe, défini à la construction, entre la corde du profil et l'axe longitudinal du fuselage. Il ne varie pas en vol. Il ne faut pas le confondre avec l'angle d'attaque, qui est l'angle entre la corde et la direction du vent relatif (et qui varie en vol en fonction de l'assiette et de la vitesse). L'angle de calage est choisi par le constructeur afin que l'aile produise la portance nécessaire en croisière avec une assiette de fuselage aérodynamiquement favorable.
Q62 : À quoi correspond le point de transition ? ^t80q62
DE · EN
- A) Au roulis latéral de l'aéronef
- B) Au point où CL_max est atteint
- C) Au passage d'une couche limite turbulente à une couche laminaire
- D) Au passage d'une couche limite laminaire à une couche turbulente
Réponse
D)
Explication
Le point de transition est précisément l'emplacement sur le profil où la couche limite passe d'un régime laminaire (écoulement ordonné, en couches parallèles) à un régime turbulent (écoulement désordonné, avec mélange transversal). Cette transition est irréversible dans le sens de l'écoulement: le changement va du laminaire au turbulent, jamais l'inverse. La position du point de transition dépend du nombre de Reynolds, du gradient de pression et de la rugosité de surface — un gradient de pression favorable (accélération) maintient l'écoulement laminaire, tandis qu'un gradient adverse (décélération) déclenche la transition.
Q63 : Le vrillage géométrique ou aérodynamique de l'aile entraîne ^t80q63
DE · EN
- A) Une compensation partielle du lacet inverse à basse vitesse
- B) Une vitesse de croisière plus élevée
- C) Un décrochage progressif le long de l'envergure
- D) Un décrochage simultané le long de l'envergure à basse vitesse
Réponse
C)
Explication
Le vrillage de l'aile (géométrique ou aérodynamique) fait varier l'angle de calage ou les caractéristiques aérodynamiques le long de l'envergure, de sorte que le décrochage ne se produit pas simultanément sur toute l'aile. L'emplanture (angle de calage plus élevé) atteint l'angle critique en premier et décroche progressivement, tandis que les sections extérieures restent attachées. Ce décrochage progressif (plutôt que simultané) améliore la sécurité au décrochage et maintient le contrôle en roulis via les ailerons. L'effet sur le lacet inverse (A) est indirect et marginal.
Q64 : La traînée de profil (traînée de forme) d'un corps est principalement influencée par ^t80q64
DE · EN
- A) Sa masse
- B) Sa température interne
- C) Sa densité
- D) La formation de tourbillons
Réponse
D)
Explication
La traînée de forme (traînée de pression) est causée par la différence de pression entre l'avant et l'arrière d'un corps, due à la séparation de la couche limite et à la formation de tourbillons dans le sillage. Plus la formation de tourbillons est intense (corps non profilé, bord de fuite épais), plus la traînée de forme est élevée. C'est pourquoi les profils aérodynamiques profilés ont une traînée de forme bien inférieure à celle d'une plaque plane ou d'une sphère — leur forme progressivement convergente permet à l'écoulement de rester attaché plus longtemps, réduisant le sillage turbulent.
Q65 : La traînée aérodynamique d'un disque plat dans un écoulement dépend notamment de ^t80q65
DE · EN
- A) Son poids
- B) Sa densité
- C) La surface perpendiculaire à l'écoulement
- D) La résistance à la traction de son matériau
Réponse
C)
Explication
La traînée d'un disque plat (corps non profilé) est une traînée de pression: elle dépend principalement de la surface frontale S exposée perpendiculairement à l'écoulement, et de la pression dynamique q = 0,5 × ρ × V². La formule est D = CD × q × S. La résistance du matériau, la propre densité du disque ou son poids n'influencent pas la traînée aérodynamique — il s'agit purement d'une fonction de la forme, de la surface projetée et des conditions d'écoulement.
Termes clés
- CD = Coefficient de traînée
- ρ (rho) — densité de l'air
- S — Surface alaire — surface totale en plan des ailes
- q — pression dynamique (q = ½ × ρ × V²)
- D — Traînée
### Q66 : Sur la polaire des vitesses, quelle tangente touche la courbe au point de taux de chute minimal ? ^t80q66
DE · EN
Polaire des vitesses :
]
A = tangente depuis l'origine → vitesse de meilleure finesse (meilleur L/D, meilleur plané)
B = tangente depuis un point décalé vers la droite sur l'axe V → meilleur plané avec vent de face
C = tangente depuis un point au-dessus de l'origine sur l'axe W (McCready) → vitesse optimale inter-thermique ; touche la polaire au point de taux de chute minimal
D = ligne horizontale au niveau du taux de chute minimal → indique la vitesse de chute minimale (Vmin sink)
- A) Tangente (A)
- B) Tangente (B)
- C) Tangente (D)
- D) Tangente (C)
Réponse
D)
Explication
Sur la polaire des vitesses (courbe montrant le taux de chute W en fonction de la vitesse horizontale V), le point de taux de chute minimal correspond au point le plus bas de la courbe (la plus petite valeur de W en valeur absolue). La tangente en ce point est une tangente horizontale — c'est la tangente (C) sur le diagramme. Ce point correspond à la vitesse de chute minimale, utilisée pour maximiser le temps de vol ou pour exploiter les thermiques. La tangente tirée de l'origine à la polaire (tangente B) donne la vitesse pour le meilleur rapport L/D (meilleure finesse).
Q67 : La traînée induite augmente ^t80q67
DE · EN
- A) Lorsque la traînée parasite augmente
- B) Avec un angle d'attaque décroissant
- C) Avec un angle d'attaque croissant
- D) Avec une vitesse croissante
Réponse
C)
Explication
La traînée induite est proportionnelle à CL²: D_induite = CL² / (π × AR × e) × q × S. En augmentant l'angle d'attaque, CL augmente, et donc CL² augmente, ce qui fait croître la traînée induite.
- En vol en palier à vitesse constante, une augmentation de l'angle d'attaque correspond à une vitesse plus faible, ce qui augmente encore la traînée induite (D_induite ∝ 1/V²). En augmentant la vitesse (D), CL diminue en vol en palier et la traînée induite diminue.
- La traînée parasite (A) varie indépendamment de la traînée induite.
Termes clés
- CL = Coefficient de portance
- AR — Allongement — rapport de l'envergure² à la surface alaire
- e — Facteur d'efficacité d'Oswald — facteur d'efficacité de l'aile (1,0 pour une distribution elliptique idéale)
- S — Surface alaire — surface totale en plan des ailes
- q — pression dynamique (q = ½ × ρ × V²)
### Q68 : Comment la vitesse minimale d'un aéronef en virage en palier à 45 degrés d'inclinaison se compare-t-elle au vol rectiligne en palier ? ^t80q68
DE · EN
- A) Elle diminue
- B) Elle ne change pas
- C) Elle augmente
- D) Cela dépend du type d'aéronef
Réponse
C)
Explication
En virage horizontal à un angle d'inclinaison φ, le facteur de charge est n = 1/cos(φ). À 45° d'inclinaison, n = 1/cos(45°) = 1/0,707 ≈ 1,41. La vitesse de décrochage en virage est Vs_virage = Vs × √n = Vs × √1,41 ≈ Vs × 1,19. Par conséquent, la vitesse minimale augmente d'environ 19 % par rapport au vol rectiligne en palier. Cette augmentation de la vitesse de décrochage en virage est un concept de sécurité fondamental — les virages serrés à basse altitude (comme en finale) sont particulièrement dangereux car la marge au-dessus du décrochage est réduite.
Termes clés
- VS = Vitesse de décrochage
- n — Facteur de charge (rapport portance/poids : n = L/P)
### Q69 : Le lacet inverse est causé par ^t80q69
DE · EN
- A) L'effet gyroscopique lors de l'amorce d'un virage
- B) L'écoulement latéral d'air sur l'aile après l'amorce d'un virage
- C) L'augmentation de la traînée induite de l'aileron sur l'aile qui monte
- D) L'augmentation de la traînée induite de l'aileron sur l'aile qui descend
Réponse
D)
Explication
Le lacet inverse est causé par l'asymétrie de traînée entre les deux ailerons lors de l'entrée en virage. L'aileron qui se lève (côté aile haute) augmente l'angle d'attaque local, générant plus de portance mais aussi plus de traînée induite. Cette traînée supplémentaire du côté montant crée un moment de lacet vers le côté montant — c'est-à-dire dans la direction opposée au virage (d'où « lacet inverse »). Les ailerons différentiels et les aérofreins-spoilers sont des solutions techniques pour atténuer cet effet.
Q70 : La vitesse vraie (TAS) est la vitesse indiquée par l'anémomètre ^t80q70
DE · EN
- A) Corrigée uniquement des erreurs de position et d'instrument
- B) Sans aucune correction
- C) Ajustée uniquement pour la densité de l'air
- D) Corrigée des erreurs de position/instrument et de la densité de l'air
Réponse
D)
Explication
La vitesse vraie (TAS) est obtenue à partir de la vitesse indiquée (IAS) en appliquant deux corrections successives: d'abord les erreurs de position et d'instrument (donnant la vitesse calibrée, CAS), puis la correction de densité (tenant compte de la différence entre la densité réelle de l'air et la densité standard au niveau de la mer). La TAS est donc la vitesse réelle de l'aéronef à travers la masse d'air. En haute altitude, la TAS est significativement plus élevée que l'IAS car la densité de l'air est plus faible.
Termes clés
- CAS = Vitesse calibrée (Calibrated Airspeed)
- IAS = Vitesse indiquée (Indicated Airspeed)
- TAS = Vitesse vraie (True Airspeed)
### Q71 : La plage de vitesse autorisée pour l'utilisation des volets à fente est : ^t80q71
DE · EN
- A) Illimitée
- B) Limitée à l'extrémité basse par le bas de l'arc vert
- C) Indiquée dans le manuel de vol (AFM) et normalement affichée sur l'anémomètre (ASI)
- D) Limitée à l'extrémité haute par la vitesse de manœuvre (Va)
Réponse
C)
Explication
La plage de vitesse des volets à fente est indiquée dans le manuel de vol (AFM) et normalement sur l'anémomètre (arc blanc ou vert clair). Elle varie selon le type de planeur.
Termes clés
- VA = Vitesse de manoeuvre
### Q72 : Les tourbillons marginaux sont causés par l'égalisation de pression de : ^t80q72
DE · EN
- A) L'intrados vers l'extrados à l'extrémité de l'aile
- B) L'extrados vers l'intrados à l'extrémité de l'aile
- C) L'intrados vers l'extrados le long de tout le bord de fuite
- D) L'extrados vers l'intrados le long de tout le bord de fuite
Réponse
A)
Explication
Les tourbillons marginaux (tourbillons induits) proviennent de l'égalisation de pression de l'intrados (haute pression) vers l'extrados (basse pression) à l'extrémité de l'aile. Ce phénomène génère la traînée induite.
Q73 : L'angle d'attaque d'un profil est toujours l'angle entre : ^t80q73
DE · EN
- A) La corde du profil et la direction du vent relatif
- B) L'axe longitudinal de l'aéronef et la direction générale de l'écoulement
- C) L'horizon et la direction générale de l'écoulement
- D) L'axe longitudinal de l'aéronef et l'horizon
Réponse
A)
Explication
L'angle d'attaque est l'angle entre la corde du profil et la direction générale de l'écoulement (direction du vent relatif). Ce n'est ni l'angle avec l'horizon ni avec l'axe longitudinal.
Q74 : Dans l'atmosphère standard, les valeurs de température et de pression atmosphérique au niveau de la mer sont : ^t80q74
DE · EN
- A) 15 degrés C et 1013,25 hPa
- B) 59 degrés C et 29,92 hPa
- C) 15 degrés C et 1013,25 Hg
- D) 15 degrés F et 29,92 Hg
Réponse
D)
Explication
La pression dans l'atmosphère standard OACI au niveau de la mer est de 1013,25 hPa (millibars) = 29,92 pouces de mercure (inHg). 29,92 hPa est incorrect.
Q75 : Concernant l'écoulement d'air, l'équation de continuité simplifiée stipule : Au même instant, la même masse d'air traverse différentes sections. Par conséquent : ^t80q75
DE · EN
]
- A) La masse d'air traverse une section plus grande à une vitesse plus élevée
- B) La masse d'air traverse une section plus petite à une vitesse plus faible
- C) La vitesse de la masse d'air ne varie pas
- D) La masse d'air traverse une section plus grande à une vitesse plus faible
Réponse
B)
Explication
La ligne de cambrure moyenne est la ligne équidistante entre les surfaces inférieure et supérieure. Sur la figure, elle est représentée par la ligne B.
Q76 : Dans un virage correctement exécuté sans perte d'altitude, pourquoi une légère traction sur la profondeur est-elle nécessaire ? ^t80q76
DE · EN
- A) Pour empêcher un glissement intérieur dans le virage
- B) Pour réduire la vitesse et donc la force centrifuge
- C) Pour empêcher un dérapage extérieur dans le virage
- D) Pour augmenter légèrement la portance
Réponse
A)
Explication
Dans un virage coordonné sans perte d'altitude, une traction sur la profondeur est nécessaire pour augmenter la portance et équilibrer la force centrifuge (facteur de charge > 1). La portance doit compenser à la fois la gravité et la force centrifuge.
Q77 : Lorsque la surface frontale d'un disque dans un écoulement est triplée, la traînée augmente de : ^t80q77
DE · EN
- A) 9 fois
- B) 1,5 fois
- C) 3 fois
- D) 6 fois
Réponse
B)
Explication
Le décrochage se produit à un angle d'attaque critique (angle de décrochage), indépendamment de la vitesse. À cet angle, la séparation de l'écoulement sur l'extrados provoque une chute soudaine de la portance.
Q78 : Le vrillage aérodynamique de l'aile est une modification de : ^t80q78
DE · EN
- A) L'angle de calage du même profil, de l'emplanture au saumon
- B) Le profil aérodynamique de l'emplanture au saumon
- C) L'angle d'attaque au saumon au moyen de l'aileron
- D) Le dièdre de l'aile, de l'emplanture au saumon
Réponse
B)
Explication
La séparation de l'écoulement se produit à un angle d'attaque déterminé (angle critique), spécifique à chaque profil. Elle n'est pas liée à l'assiette du nez par rapport à l'horizon.
Q79 : Quelle est la valeur moyenne de l'accélération gravitationnelle à la surface de la Terre ? ^t80q79
DE · EN
- A) 1013,25 hPa
- B) 15° C/100 m
- C) 9,81 m/sec²
- D) 100 m/sec²
Réponse
C)
Explication
L'accélération gravitationnelle standard à la surface de la Terre est de 9,81 m/s². C'est la valeur ISA utilisée dans tous les calculs de performance.
Termes clés
- ISA = Atmosphère standard internationale
### Q80 : La vitesse affichée sur l'anémomètre (ASI) est une mesure de : ^t80q80
DE · EN
- A) La pression totale dans une capsule anéroïde
- B) La différence entre la pression statique et la pression totale
- C) La pression statique autour d'une capsule anéroïde
- D) L'effet girouette, où la pression diminue
Réponse
B)
Explication
L'indication de l'anémomètre est basée sur la différence entre la pression statique et la pression totale (pression dynamique). L'ASI mesure cette différence via le tube de Pitot et la prise statique.
Q81 : Les stabilisateurs horizontal et vertical servent en particulier à : ^t80q81
DE · EN
- A) Commander l'aéronef autour de son axe longitudinal
- B) Réduire la formation de tourbillons marginaux
- C) Stabiliser l'aéronef en vol
- D) Réduire la résistance de l'air
Réponse
C)
Explication
Les stabilisateurs horizontal et vertical servent principalement à stabiliser l'aéronef en vol (stabilité longitudinale et directionnelle). Sans eux, l'aéronef serait instable.
Q82 : Lorsque les volets à fente sont sortis, la séparation de l'écoulement : ^t80q82
DE · EN
- A) Se produit à la même vitesse qu'avant la sortie des volets
- B) Se produit à une vitesse plus élevée
- C) Aucune des réponses n'est correcte
- D) Se produit à une vitesse plus faible
Réponse
D)
Explication
Lors de la sortie des volets à fente, la séparation de l'écoulement se produit à une vitesse plus faible, car les volets augmentent le coefficient de portance maximal (CL max). La vitesse de décrochage diminue.
Termes clés
- CL = Coefficient de portance
### Q83 : Le centre aérodynamique d'un profil dans un écoulement est le point d'application de : ^t80q83
DE · EN
- A) Le poids
- B) La résultante de toutes les forces de pression agissant sur le profil
- C) La pression des pneus sur la piste
- D) L'écoulement au bord d'attaque
Réponse
D)
Explication
Le centre aérodynamique est le point d'application de la résultante des forces aérodynamiques sur un profil. Il est distinct du centre de poussée (qui se déplace) et du centre de gravité.
Q84 : Les pressions s'expriment en : ^t80q84
DE · EN
- A) Pa, psi, g
- B) Bar, Pa, m/sec²
- C) Bar, psi, Pa
- D) Bar, psi, a(Alpha)
Réponse
C)
Explication
Les pressions s'expriment en bar, psi (livres par pouce carré) et Pa (Pascal). g est une accélération, pas une pression. Alpha (a) n'est pas une unité de pression.
Q85 : La TAS (True Air Speed) est la vitesse de : ^t80q85
DE · EN
- A) L'aéronef par rapport au sol
- B) L'aéronef par rapport à la masse d'air environnante
- C) L'aéronef par rapport à l'air, corrigée de la composante du vent et de la pression atmosphérique
- D) La lecture de l'anémomètre (ASI)
Réponse
B)
Explication
La TAS (True Air Speed) est la vitesse de l'aéronef par rapport à la masse d'air environnante. C'est la vitesse réelle à travers l'air, corrigée pour la densité atmosphérique.
Termes clés
- TAS = Vitesse vraie (True Airspeed)
### Q86 : La stabilité en lacet d'un aéronef est assurée par : ^t80q86
DE · EN
- A) Les becs de bord d'attaque
- B) Le stabilisateur horizontal
- C) La dérive (stabilisateur vertical)
- D) Le dièdre de l'aile
Réponse
C)
Explication
La stabilité en lacet est assurée par la dérive (stabilisateur vertical/gouverne de direction). La flèche de l'aile contribue à la stabilité en roulis, pas au lacet.
Q87 : Le volet de bord de fuite illustré ci-dessous est un : ^t80q87
DE · EN
]
- A) Fowler
- B) Split Flap (volet de courbure)
- C) Volet à fente (Slotted Flap)
- D) Volet simple (Plain Flap)
Réponse
C)
Explication
Le volet illustré, s'étendant de l'aile avec une fente, est un volet à fente (Slotted Flap). La fente canalise l'air de l'intrados vers l'extrados, retardant la séparation.
Q88 : Le risque de séparation de l'écoulement sur l'aile apparaît principalement : ^t80q88
DE · EN
- A) En montée rectiligne à grande vitesse, en turbulence atmosphérique
- B) Par air calme, en vol plané, à la vitesse minimale autorisée
- C) Lors d'une ressource brutale après un piqué
- D) En croisière rectiligne en palier, en turbulence atmosphérique
Réponse
C)
Explication
Le risque de décrochage/séparation apparaît principalement lors d'une ressource brutale après un piqué, car l'angle d'attaque augmente très rapidement et peut dépasser l'angle critique avant que le pilote ne puisse réagir.
Q89 : La traînée d'un corps dans un écoulement dépend notamment de : ^t80q89
DE · EN
- A) La masse du corps
- B) La composition chimique du corps
- C) La densité de l'air
- D) La densité du corps
Réponse
C)
Explication
La traînée aérodynamique dépend notamment de la densité de l'air (ρ), puisque F_D = Cd × 0,5 × ρ × v² × A. La propre densité du corps, sa composition chimique et sa masse n'affectent pas directement la traînée aérodynamique.
Q90 : Sur le dessin ci-dessous, la corde du profil est représentée par : ^t80q90
DE · EN
]
Réponse
C)
Explication
La corde est la ligne droite reliant le bord d'attaque au bord de fuite. Sur la figure, elle est représentée par H.
Q91 : L'angle d'attaque d'un profil est toujours mesuré entre : ^t80q91
DE · EN
- A) La corde du profil et la direction du vent relatif
- B) L'axe longitudinal et la direction générale de l'écoulement
- C) L'axe longitudinal et l'horizon
- D) Il varie en fonction du poids du pilote
Réponse
A)
Explication
L'angle d'attaque (AoA) est défini comme l'angle entre la corde du profil et la direction de l'écoulement relatif non perturbé, ce qui rend A correct.
- L'option B est fausse car l'axe longitudinal est une référence structurelle, pas aérodynamique ; l'AoA se mesure depuis la corde.
- L'option C confond l'AoA avec l'assiette en tangage, qui relie l'axe longitudinal à l'horizon.
- L'option D est absurde — l'AoA est une propriété géométrique et aérodynamique entièrement indépendante du poids du pilote.
Termes clés
- AoA = Angle d'incidence
### Q92 : À surface frontale et vitesse d'écoulement égales, qu'est-ce qui détermine la traînée d'un corps ? ^t80q92
DE · EN
- A) Son poids
- B) Sa densité
- C) Sa forme
- D) La position de son centre de gravité
Réponse
C)
Explication
Lorsque la surface frontale et la vitesse sont constantes, la variable restante dans l'équation de traînée D = CD × 0,5 × rho × V² × S est le coefficient de traînée CD, qui est entièrement déterminé par la forme du corps. Une forme profilée produit bien moins de traînée qu'une forme émoussée. Les options A et B sont fausses car le poids et la densité du matériau n'ont pas d'effet aérodynamique direct — la traînée dépend de la géométrie externe, pas de la distribution interne de masse.
- L'option D est incorrecte car le centre de gravité affecte la stabilité, pas le coefficient de traînée.
Termes clés
- CD = Coefficient de traînée
- rho — ρ (rho) — densité de l'air
- L — Portance — force aérodynamique perpendiculaire à l'écoulement
- S — Surface alaire — surface totale en plan des ailes
- D — Traînée
### Q93 : Quelle est l'origine de la traînée induite sur une aile ? ^t80q93
DE · EN
- A) L'angle formé à la jonction aile-fuselage
- B) La vitesse
- C) L'égalisation de pression de l'intrados vers l'extrados
- D) L'égalisation de pression de l'extrados vers l'intrados
Réponse
C)
Explication
La traînée induite provient de la différence de pression entre l'intrados (haute pression) et l'extrados (basse pression) de l'aile. Aux extrémités, l'air s'écoule de l'intrados à haute pression autour du saumon vers l'extrados à basse pression, formant des tourbillons de sillage qui inclinent le vecteur de portance vers l'arrière, créant la traînée induite.
L'option D inverse le sens de l'écoulement — l'air se déplace de la haute vers la basse pression, pas l'inverse.
L'option A décrit la traînée d'interférence à l'emplanture, et l'option B est trop vague.
Q94 : Quelle est la pression au niveau de la mer dans l'atmosphère standard OACI ? ^t80q94
DE · EN
- A) 29,92 hPa
- B) 1012,35 hPa
- C) 1013,25 hPa
- D) Elle dépend de la latitude
Réponse
C)
Explication
L'atmosphère standard internationale OACI définit la pression au niveau de la mer à exactement 1013,25 hPa (hectopascals).
- L'option A donne 29,92, qui est la valeur équivalente en pouces de mercure (inHg), pas en hPa — 29,92 hPa serait une pression absurdement basse.
- L'option B (1012,35 hPa) est simplement incorrecte.
- L'option D est fausse car l'ISA est un modèle standardisé qui ne varie pas avec la latitude, même si la pression atmosphérique réelle varie.
Termes clés
- ISA = Atmosphère standard internationale
### Q95 : Sur le diagramme de profil ci-dessous, quelle ligne représente la ligne de cambrure moyenne ? ^t80q95
DE · EN
]
Réponse
B)
Explication
La ligne de cambrure moyenne est le lieu des points équidistants entre les surfaces supérieure et inférieure du profil, représentant la courbure du profil. Sur ce diagramme, la ligne B correspond à cette ligne de référence courbe. Les options A, C et D représentent d'autres caractéristiques du profil telles que la corde, la distribution d'épaisseur ou les contours de surface, pas la ligne de cambrure moyenne.
Q96 : Dans un virage en palier sans dérapage ni perte d'altitude, pourquoi une traction sur la profondeur est-elle nécessaire ? ^t80q96
DE · EN
- A) Pour empêcher un glissement intérieur pendant le virage
- B) Pour ralentir et réduire la force centrifuge
- C) Pour empêcher un dérapage extérieur pendant le virage
- D) Pour augmenter la portance afin qu'elle équilibre à la fois le poids et la force centrifuge
Réponse
D)
Explication
Dans un virage incliné à altitude constante, le facteur de charge dépasse 1 car la portance doit à la fois contrebalancer le poids de l'aéronef et fournir la force centripète pour la trajectoire courbe. La traction sur la profondeur augmente l'angle d'attaque et donc la portance totale pour répondre à cette exigence.
- L'option A est fausse car les glissades sont corrigées par le palonnier, pas la profondeur.
- L'option B est incorrecte — le but n'est pas de ralentir.
- L'option C est également fausse car la prévention du dérapage est une fonction du palonnier, pas de la profondeur.
Q97 : Un décrochage de l'aile se produit : ^t80q97
DE · EN
- A) Au repère rouge sur l'anémomètre
- B) Lorsqu'un angle d'attaque critique est dépassé
- C) Suite à une réduction de la puissance du moteur
- D) Uniquement lorsque le nez est excessivement cabrée au-dessus de l'horizon
Réponse
B)
Explication
Un décrochage se produit lorsque l'angle d'attaque de l'aile dépasse la valeur critique (typiquement environ 15-18 degrés), provoquant la séparation de l'écoulement de l'extrados et une perte soudaine de portance. C'est un principe aérodynamique fondamental indépendant de la vitesse ou de l'assiette.
- L'option A est fausse car le trait rouge (VNE) concerne les limites structurelles de vitesse, pas le décrochage.
- L'option C est incorrecte — réduire la puissance seule ne provoque pas de décrochage si l'AoA reste en dessous du seuil critique.
- L'option D est fausse car un décrochage peut se produire à toute assiette ou vitesse, tant que l'AoA critique est dépassé.
Termes clés
- AoA = Angle d'incidence
- VNE = Vitesse à ne jamais dépasser
### Q98 : À quelle condition la séparation de l'écoulement d'un profil se produit-elle ? ^t80q98
DE · EN
- A) Uniquement à une altitude spécifique de l'aéronef
- B) Uniquement à une position donnée du nez par rapport à l'horizon
- C) Simultanément sur toute l'envergure
- D) À un angle d'attaque spécifique
Réponse
D)
Explication
La séparation de l'écoulement se produit lorsque l'angle d'attaque atteint l'angle critique de décrochage, qui est une propriété aérodynamique fixe de la forme du profil.
- L'option A est fausse car l'angle de décrochage est indépendant de l'altitude.
- L'option B confond l'assiette en tangage avec l'angle d'attaque — une aile peut décrocher à toute position du nez.
- L'option C est incorrecte car, grâce aux caractéristiques de conception comme le vrillage, le décrochage progresse typiquement de l'emplanture vers le saumon plutôt que de se produire simultanément sur toute l'envergure.
Q99 : Quelle est l'accélération gravitationnelle moyenne à la surface de la Terre ? ^t80q99
DE · EN
- A) 9,81 m/sec²
- B) 100 m/sec²
- C) 1013,5 hPa
- D) 15° C/100 m
Réponse
A)
Explication
L'accélération gravitationnelle standard au niveau de la mer est de 9,81 m/s², utilisée dans toute l'aviation pour les calculs de poids, de facteur de charge et de performance.
- L'option B (100 m/s²) est environ dix fois trop grande.
- L'option C (1013,5 hPa) est une valeur de pression proche de la pression ISA au niveau de la mer, pas une accélération.
- L'option D (15°C/100 m) ressemble à un format de gradient de température mais est bien trop élevée — le gradient ISA est de 0,65°C par 100 m.
Termes clés
- ISA = Atmosphère standard internationale
### Q100 : La vitesse vraie (TAS) est obtenue à partir de la lecture de l'anémomètre (ASI) en : ^t80q100
DE · EN
- A) N'appliquant aucune correction
- B) Corrigeant les erreurs de position et d'instrument
- C) Appliquant des corrections pour les erreurs de position/instrument et la densité atmosphérique
- D) Ajustant uniquement pour la densité atmosphérique
Réponse
C)
Explication
La TAS est dérivée de la lecture de l'ASI (IAS) par deux corrections successives: d'abord, les erreurs de position et d'instrument sont éliminées pour obtenir la vitesse calibrée (CAS), puis une correction de densité tient compte de la différence entre la densité réelle de l'air et la densité ISA au niveau de la mer.
- L'option A est fausse car l'IAS non corrigée n'est pas égale à la TAS.
- L'option B ne donne que la CAS, pas la TAS.
- L'option D omet la correction d'erreur d'instrument/position, qui est toujours la première étape.
Termes clés
- CAS = Vitesse calibrée (Calibrated Airspeed)
- IAS = Vitesse indiquée (Indicated Airspeed)
- ISA = Atmosphère standard internationale
- TAS = Vitesse vraie (True Airspeed)
### Q101 : Un déplacement du centre de gravité est causé par : ^t80q101
DE · EN
- A) La modification de l'angle d'attaque
- B) Le déplacement de la charge
- C) La modification de l'angle d'incidence
- D) La modification de la position du foyer aérodynamique
Réponse
B)
Explication
Le centre de gravité (CG) est déterminé par la distribution des masses dans l'aéronef ; seul le déplacement physique de masse — comme le déplacement du lest, des passagers ou des bagages — le modifie.
- L'option A est incorrecte car la modification de l'angle d'attaque altère les forces aérodynamiques, pas la distribution des masses.
- L'option C est incorrecte car l'angle d'incidence est une dimension structurelle fixe.
- L'option D est incorrecte car le foyer aérodynamique est une propriété de la forme de l'aile, pas de la distribution de masse de l'aéronef.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
### Q102 : Le dispositif hypersustentateur représenté dans le diagramme est un : ^t80q102
DE · EN
]
- A) Volet simple (plain flap)
- B) Volet fendu (split flap)
- C) Volet à fente (slotted flap)
- D) Volet de Fowler
Réponse
D)
Explication
Un volet de Fowler se déplace vers l'arrière et vers le bas, augmentant simultanément la surface alaire et la cambrure, ce qui en fait le type de volet de bord de fuite le plus efficace. Le diagramme montre cette extension caractéristique vers l'arrière.
- Un volet simple (A) pivote simplement vers le bas sans se déplacer vers l'arrière.
- Un volet fendu (B) déflecte uniquement le panneau inférieur.
- Un volet à fente (C) ouvre une fente mais n'augmente pas significativement la surface alaire comme le volet de Fowler.
Q103 : La résultante de toutes les forces aérodynamiques sur un profil d'aile agit à travers le : ^t80q103
DE · EN
- A) Centre de gravité
- B) Point de stagnation
- C) Foyer aérodynamique
- D) Centre de symétrie
Réponse
C)
Explication
Le foyer aérodynamique est le point du profil à travers lequel la résultante de toutes les forces de pression aérodynamiques (portance et traînée combinées) est considérée comme agissant, et autour duquel le coefficient de moment de tangage reste approximativement constant lors des variations d'angle d'attaque, situé près du quart de corde.
- L'option A est incorrecte car le centre de gravité est le point où agit le poids, pas les forces aérodynamiques.
- L'option B est incorrecte car le point de stagnation est l'endroit où la vitesse de l'écoulement est nulle au bord d'attaque.
- L'option D n'est pas un terme aérodynamique standard.
Q104 : À quelle altitude approximative la densité de l'air est-elle la moitié de sa valeur au niveau de la mer ? ^t80q104
DE · EN
- A) 2 000 ft
- B) 20 000 mètres
- C) 2 000 mètres
- D) 6 600 mètres
Réponse
D)
Explication
Dans l'atmosphère standard OACI, la densité de l'air diminue de façon approximativement exponentielle avec l'altitude et atteint la moitié de sa valeur au niveau de la mer à environ 6 600 m (environ 21 600 ft).
- L'option A (2 000 ft) est beaucoup trop basse — la densité change à peine à cette altitude.
- L'option B (20 000 m) se situe dans la stratosphère, où la densité est bien inférieure à la moitié.
- L'option C (2 000 m) est également trop basse — la densité y est encore à environ 80 % de la valeur au niveau de la mer.
Q105 : La lecture de l'anémomètre (ASI) est basée sur une mesure de : ^t80q105
DE · EN
- A) L'effet girouette où la pression diminue
- B) La différence entre la pression totale et la pression statique
- C) La pression totale dans une capsule anéroïde
- D) La pression statique autour d'une capsule anéroïde
Réponse
B)
Explication
L'ASI mesure la pression dynamique, qui est la différence entre la pression totale (pitot) et la pression statique: q = ptotale - pstatique = 0,5 × rho × V². Cette mesure différentielle indique directement la vitesse air.
- L'option A est absurde — une girouette mesure la direction du vent, pas la pression.
- L'option C est incorrecte car mesurer uniquement la pression totale sans soustraire la pression statique ne donne aucune information sur la vitesse.
- L'option D est également incorrecte car la pression statique seule indique uniquement l'altitude, pas la vitesse.
Termes clés
- rho — ρ (rho) — densité de l'air
- L — Portance — force aérodynamique perpendiculaire à l'écoulement
- q — pression dynamique (q = ½ × ρ × V²)
- D — Traînée
Q106 : La stabilité en roulis est influencée par : ^t80q106
DE · EN
- A) L'utilisation de becs de bord d'attaque
- B) Les rotations autour de l'axe latéral
- C) L'action du stabilisateur horizontal
- D) La flèche de l'aile et le dièdre
Réponse
D)
Explication
La stabilité en roulis (latérale) — la tendance à revenir en vol à plat après une perturbation — est principalement assurée par le dièdre et la flèche de l'aile, qui créent tous deux des moments de rappel en roulis lorsque l'aéronef glisse après une perturbation.
- L'option A est incorrecte car les becs de bord d'attaque sont des dispositifs hypersustentateurs qui retardent le décrochage, pas des éléments de stabilité.
- L'option B décrit le mouvement en tangage, pas la stabilité en roulis.
- L'option C est incorrecte car le stabilisateur horizontal assure la stabilité en tangage (longitudinale), pas en roulis.
Q107 : La plage de vitesses pour l'utilisation des volets à fente : ^t80q107
DE · EN
- A) Est sans limite supérieure
- B) Est limitée en haut par la vitesse de manœuvre
- C) Est publiée dans le Manuel de Vol (AFM)
- D) Est limitée en bas par la ligne radiale rouge de l'ASI
Réponse
C)
Explication
La plage de vitesses autorisée pour l'utilisation des volets varie selon les types d'aéronefs et est toujours spécifiée dans le Manuel de Vol de l'Aéronef (AFM), généralement aussi indiquée sur l'ASI sous forme d'arc blanc.
- L'option A est dangereusement incorrecte — les volets ont des limites de vitesse structurelles.
- L'option B est incorrecte car la vitesse maximale des volets (VFE) est généralement différente de la vitesse de manœuvre (VA).
- L'option D est incorrecte car la ligne radiale rouge est la VNE (vitesse à ne jamais dépasser), qui n'a rien à voir avec la limite de vitesse inférieure des volets.
Termes clés
- VA = Vitesse de manoeuvre
- VNE = Vitesse à ne jamais dépasser
### Q108 : Lorsque l'angle d'incidence de l'aile est plus grand au pied qu'à l'extrémité, cela s'appelle : ^t80q108
DE · EN
- A) Allongement
- B) Vrillage aérodynamique
- C) Vrillage géométrique (washout)
- D) Compensation d'interférence
Réponse
C)
Explication
Le vrillage géométrique (washout) est une torsion physique intégrée dans l'aile de sorte que l'angle d'incidence diminue progressivement du pied vers l'extrémité. Cela garantit que le pied décroche en premier, préservant l'efficacité des ailerons aux extrémités.
- L'option A (allongement) est le rapport envergure/corde.
- L'option B (vrillage aérodynamique) obtient une progression similaire du décrochage en utilisant des profils différents le long de l'envergure plutôt qu'une torsion physique.
- L'option D (compensation d'interférence) n'est pas un terme aérodynamique standard pour le vrillage d'aile.
Q109 : La pression barométrique dans l'atmosphère terrestre a la caractéristique de : ^t80q109
DE · EN
- A) Diminuer linéairement avec l'augmentation d'altitude
- B) Rester constante
- C) Diminuer dans la troposphère puis augmenter dans la stratosphère
- D) Diminuer de façon exponentielle avec l'augmentation d'altitude
Réponse
D)
Explication
La pression atmosphérique suit une décroissance approximativement exponentielle avec l'altitude, telle que décrite par la formule barométrique. Chaque incrément d'altitude égal réduit la pression du même pourcentage, pas du même montant absolu.
- L'option A est incorrecte car la relation est exponentielle, pas linéaire.
- L'option B est évidemment fausse — la pression diminue clairement avec l'altitude.
- L'option C est incorrecte car la pression continue de diminuer dans la stratosphère ; c'est la température, pas la pression, qui se stabilise ou augmente dans la stratosphère.
Q110 : L'équation de continuité simplifiée stipule que la même masse d'air passe par différentes sections au même instant. Par conséquent : ^t80q110
DE · EN
- A) La vitesse de l'air ne varie pas
- B) L'air s'écoule à une vitesse plus faible dans une section plus grande
- C) L'air s'écoule à une vitesse plus élevée dans une section plus grande
- D) L'air s'écoule à une vitesse plus faible dans une section plus petite
Réponse
B)
Explication
L'équation de continuité pour un écoulement incompressible stipule A1 × V1 = A2 × V2 (surface fois vitesse est constante). Si la section augmente, la vitesse doit diminuer proportionnellement pour maintenir le même débit massique.
- L'option A est incorrecte car la vitesse change bien avec la section.
- L'option C inverse la relation — la vitesse diminue, n'augmente pas, avec une section plus grande.
- L'option D inverse également — la vitesse augmente dans une section plus petite, elle ne diminue pas.
Q111 : Sur le schéma du profil, que représente le point numéro 4 ? ^t80q111
DE · EN

- A) Point de stagnation
- B) Point de séparation
- C) Centre de poussée
- D) Point de transition
Réponse
B)
Explication
Le point 4 sur le diagramme de couche limite marque le point de séparation, où la couche limite se décolle de la surface supérieure de l'aile sous l'effet d'un gradient de pression adverse, formant un sillage turbulent derrière lui.
- L'option A est incorrecte car le point de stagnation se trouve au bord d'attaque (point 1).
- L'option C est incorrecte car le centre de poussée est un point théorique d'application des forces, pas une caractéristique de couche limite.
- L'option D est incorrecte car le point de transition (laminaire vers turbulent) se situe plus en avant sur la surface.
Q112 : Sur le schéma du profil, que représente le point numéro 1 ? ^t80q112
DE · EN

- A) Point de transition
- B) Centre de poussée
- C) Point de stagnation
- D) Point de stagnation
Réponse
C)
Explication
Le point 1 sur le diagramme de couche limite est le point de stagnation au bord d'attaque, où l'écoulement entrant se divise en flux extrados et intrados, la vitesse est nulle et la pression statique atteint son maximum.
- L'option A est incorrecte car le point de transition se produit plus en arrière, là où l'écoulement laminaire devient turbulent.
- L'option B est incorrecte car le centre de poussée est un point de résultante de forces, pas un emplacement physique de l'écoulement au bord d'attaque.
Q113 : Quelle caractéristique constructive est représentée dans la figure ? ^t80q113
DE · EN

- A) Stabilité directionnelle obtenue par génération de portance
- B) Stabilité longitudinale par dièdre de l'aile
- C) Stabilité latérale assurée par le dièdre de l'aile
- D) Braquage différentiel des ailerons
Réponse
C)
Explication
La figure montre le dièdre de l'aile — l'angle en V vers le haut des ailes par rapport au plan horizontal — qui assure la stabilité latérale (en roulis). Lorsqu'une aile s'abaisse en cas de glissement, l'aile basse subit un angle d'attaque effectif plus élevé, générant plus de portance et produisant un moment de rappel en roulis.
- L'option A est incorrecte car la stabilité directionnelle vient de l'empennage vertical, pas du dièdre.
- L'option B identifie incorrectement l'axe — le dièdre affecte le roulis (latéral), pas le tangage (longitudinal).
- L'option D décrit une caractéristique de conception des ailerons sans rapport avec la figure.
Q114 : La « stabilité longitudinale » fait référence à la stabilité autour de quel axe ? ^t80q114
DE · EN
- A) Axe vertical
- B) Axe longitudinal
- C) Axe latéral
- D) Axe de l'hélice
Réponse
C)
Explication
Malgré son nom potentiellement trompeur, la stabilité longitudinale fait référence à la stabilité en tangage, qui est la rotation autour de l'axe latéral (l'axe allant d'une extrémité d'aile à l'autre). Elle décrit la tendance de l'aéronef à revenir à une assiette en tangage de trim.
- L'option A est incorrecte car l'axe vertical gouverne le lacet (stabilité directionnelle).
- L'option B est incorrecte car l'axe longitudinal gouverne le roulis (stabilité latérale).
- L'option D n'est pas un axe de stabilité reconnu en terminologie aéronautique standard.
Q115 : La rotation autour de l'axe vertical s'appelle ^t80q115
DE · EN
- A) Tangage
- B) Lacet
- C) Roulis
- D) Glissade
Réponse
B)
Explication
Le lacet est la rotation de l'aéronef autour de l'axe vertical (normal), provoquant le mouvement du nez vers la gauche ou vers la droite. Il est contrôlé principalement par la gouverne de direction.
- L'option A (tangage) est la rotation autour de l'axe latéral.
- L'option C (roulis) est la rotation autour de l'axe longitudinal.
- L'option D (glissade) décrit une condition de vol avec une composante latérale de l'écoulement, pas une rotation spécifique.
Q116 : La rotation autour de l'axe latéral s'appelle ^t80q116
DE · EN
- A) Décrochage
- B) Roulis
- C) Lacet
- D) Tangage
Réponse
D)
Explication
Le tangage est la rotation de l'aéronef autour de l'axe latéral (d'extrémité à extrémité d'aile), entraînant un mouvement de nez vers le haut ou vers le bas, contrôlé par la gouverne de profondeur.
- L'option A (décrochage) est un phénomène aérodynamique de séparation de l'écoulement, pas un terme de rotation.
- L'option B (roulis) est la rotation autour de l'axe longitudinal.
- L'option C (lacet) est la rotation autour de l'axe vertical.
Q117 : La gouverne de profondeur fait tourner l'aéronef autour de l'axe ^t80q117
DE · EN
- A) Longitudinal
- B) Latéral
- C) De la gouverne de profondeur
- D) Vertical
Réponse
B)
Explication
La gouverne de profondeur contrôle le tangage, qui est la rotation autour de l'axe latéral (allant d'une extrémité d'aile à l'autre). En braquant la gouverne de profondeur, le pilote modifie la force aérodynamique sur l'empennage, créant un moment de tangage qui relève ou abaisse le nez.
- L'option A est incorrecte car l'axe longitudinal gouverne le roulis, contrôlé par les ailerons.
- L'option C n'est pas un axe aéronautique standard.
- L'option D est incorrecte car l'axe vertical gouverne le lacet, contrôlé par la gouverne de direction.
Q118 : Que faut-il prendre en compte concernant la position du centre de gravité ? ^t80q118
DE · EN
- A) La position du CG ne peut être déterminée qu'une fois l'aéronef en vol
- B) Le mouvement de la tab de trim des ailerons peut corriger la position du CG
- C) Seul un chargement correct garantit une position du CG correcte et sûre
- D) L'ajustement de la tab de trim de profondeur peut déplacer le CG vers la position correcte
Réponse
C)
Explication
La position du centre de gravité est déterminée uniquement par la façon dont les masses sont distribuées dans l'aéronef — seul un chargement correct des occupants, des bagages et du lest dans les limites approuvées garantit un CG sûr.
- L'option A est incorrecte car le CG doit être vérifié au sol avant le vol à l'aide de calculs de masse et centrage.
- L'option B est incorrecte car les tabs de trim des ailerons règlent les forces de roulis, pas la distribution des masses.
- L'option D est également incorrecte car les tabs de trim modifient les forces d'équilibre aérodynamique ; elles ne peuvent pas physiquement déplacer le CG.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
### Q119 : Quel avantage apporte le braquage différentiel des ailerons ? ^t80q119
DE · EN
- A) Le rapport du coefficient de traînée au coefficient de portance augmente
- B) La portance totale reste constante lors du braquage des ailerons
- C) Le lacet inverse est augmenté
- D) La traînée de l'aileron baissé est réduite, rendant le lacet inverse plus faible
Réponse
D)
Explication
Le braquage différentiel des ailerons signifie que l'aileron baissé se braque moins que l'aileron levé, ce qui réduit la traînée induite supplémentaire sur l'aile descendante et minimise ainsi le lacet inverse — le mouvement de lacet indésirable opposé à la direction de roulis souhaitée.
- L'option A est incorrecte car l'objectif est la réduction de la traînée, pas l'augmentation du rapport traînée/portance.
- L'option B est incorrecte car la portance totale change quelque peu lors du braquage des ailerons.
- L'option C indique l'effet inverse à l'effet réel — les ailerons différentiels réduisent le lacet inverse, ils ne l'augmentent pas.
Q120 : Que réalise l'équilibrage aérodynamique de la gouverne de direction ? ^t80q120
DE · EN
- A) Il améliore l'efficacité de la gouverne de direction
- B) Il réduit les efforts sur le manche
- C) Il retarde le décrochage
- D) Il réduit les surfaces de commande
Réponse
B)
Explication
Un équilibrage aérodynamique de la gouverne de direction (par exemple un équilibrage à corne ou à axe décalé) positionne une partie de la surface de commande en avant de l'axe de charnière, de sorte que la pression aérodynamique assiste partiellement l'action du pilote, réduisant la force nécessaire pour braquer la commande.
- L'option A est incorrecte car l'objectif est la réduction de l'effort, pas l'amélioration de l'efficacité.
- L'option C est incorrecte car le retard du décrochage est obtenu par des dispositifs comme les becs ou les générateurs de tourbillons, pas par l'équilibrage des gouvernes.
- L'option D n'a pas de sens — l'équilibrage aérodynamique ne réduit pas la taille des gouvernes.
Q121 : À quoi sert l'équilibrage statique (massique) d'une gouverne ? ^t80q121
DE · EN
- A) À limiter les efforts sur le manche
- B) À augmenter les efforts sur le manche
- C) À prévenir le flottement des gouvernes
- D) À permettre le trim sans effort
Réponse
C)
Explication
L'équilibrage statique (massique) place des contrepoids en avant de l'axe de charnière pour déplacer le centre de masse de la gouverne vers ou en avant de la charnière. Cela prévient le flottement — une oscillation aéroélastique dangereuse auto-amplifiante qui peut détruire la gouverne et la cellule à grande vitesse.
- L'option A est incorrecte car la limitation des efforts sur le manche est le rôle de l'équilibrage aérodynamique, pas massique.
- L'option B est l'opposé de tout objectif d'équilibrage.
- L'option D est incorrecte car le trim sans effort est obtenu par des tabs de trim, pas par l'équilibrage massique.
Q122 : Lorsque la tab de trim de profondeur est braquée vers le haut, que montre l'indicateur de trim ? ^t80q122
DE · EN
- A) Position latérale (trim latéral)
- B) Position neutre
- C) Position piqué (nez en bas)
- D) Position cabrée (nez en haut)
Réponse
C)
Explication
Une tab de trim braquée vers le haut génère une force aérodynamique vers le bas sur le bord de fuite de la gouverne de profondeur, ce qui pousse le bord d'attaque de la gouverne vers le haut, créant un moment à piquer. L'indicateur de trim indique donc une position piqué (nez en bas).
- L'option A est sans rapport — le trim latéral concerne le roulis, pas le tangage.
- L'option B nécessiterait que la tab soit en position neutre.
- L'option D est l'inverse — une indication de cabrée nécessiterait que la tab de trim soit braquée vers le bas.
Q123 : Sur le diagramme polaire, quelle condition de vol le point numéro 1 indique-t-il ? ^t80q123
DE · EN

- A) Vol lent
- B) Meilleur angle de planée
- C) Décrochage
- D) Vol inversé
Réponse
D)
Explication
Le point 1 sur le diagramme polaire se situe dans la zone du coefficient de portance négatif, représentant le vol inversé où l'aéronef vole à l'envers et l'aile produit une portance vers le bas par rapport à son orientation normale. Les options A, B et C correspondent toutes à des parties positives (endroit) de la courbe polaire — le vol lent est proche de CLmax, le décrochage est à CLmax, et le meilleur angle de planée est au point de tangente depuis l'origine.
Termes clés
- CL_max — Coefficient de portance maximal — CL maximal avant décrochage
- CL — Coefficient de portance — mesure adimensionnelle de la portance
Q124 : Dans un virage coordonné, quelle est la relation entre le facteur de charge (n) et la vitesse de décrochage (Vs) ? ^t80q124
DE · EN
- A) n est inférieur à 1 et Vs est inférieure à celle en vol en palier rectiligne
- B) n est supérieur à 1 et Vs est supérieure à celle en vol en palier rectiligne
- C) n est inférieur à 1 et Vs est supérieure à celle en vol en palier rectiligne
- D) n est supérieur à 1 et Vs est inférieure à celle en vol en palier rectiligne
Réponse
B)
Explication
Dans un virage incliné coordonné, le vecteur portance doit supporter à la fois le poids et fournir la force centripète, donc le facteur de charge n = 1/cos(angle d'inclinaison) est toujours supérieur à 1. La vitesse de décrochage augmente d'un facteur racine(n), car plus de portance est nécessaire et donc une vitesse plus élevée est requise pour éviter le décrochage. Les options A et C sont incorrectes car n est toujours supérieur à 1 dans un virage en palier.
- L'option D indique incorrectement que Vs diminue — un facteur de charge plus élevé augmente toujours la vitesse de décrochage.
Termes clés
- VS = Vitesse de décrochage
- L — Portance — force aérodynamique perpendiculaire à l'écoulement
- n — Facteur de charge (rapport portance/poids : n = L/P)
- D — Traînée
### Q125 : L'égalisation de pression entre l'extrados et l'intrados de l'aile entraîne ^t80q125
DE · EN
- A) Une traînée de profil causée par les tourbillons d'extrémité
- B) Un écoulement laminaire causé par les tourbillons d'extrémité
- C) De la portance générée par les tourbillons d'extrémité
- D) Une traînée induite causée par les tourbillons d'extrémité
Réponse
D)
Explication
La différence de pression entre l'intrados (haute pression) et l'extrados (basse pression) de l'aile provoque l'écoulement de l'air autour des extrémités d'aile, formant des tourbillons de sillage. Ces tourbillons créent un souffle vers le bas qui incline le vecteur portance vers l'arrière, produisant de la traînée induite.
- L'option A est incorrecte car les tourbillons d'extrémité causent la traînée induite, pas la traînée de profil.
- L'option B est incorrecte car les tourbillons créent un écoulement turbulent, pas laminaire.
- L'option C est fausse car les tourbillons réduisent en réalité la portance effective en réduisant l'angle d'attaque local.
Q126 : En planée stabilisée à masse égale, comment un profil plus épais se compare-t-il à un profil plus mince ? ^t80q126
DE · EN
- A) Moins de traînée, même portance
- B) Plus de traînée, moins de portance
- C) Moins de traînée, moins de portance
- D) Plus de traînée, même portance
Réponse
D)
Explication
En planée stabilisée à la même masse, la portance doit être égale au poids quelle que soit l'épaisseur du profil, donc la portance reste identique. En revanche, un profil plus épais génère plus de traînée de forme (pression) en raison de sa section transversale plus grande et de gradients de pression adverses plus sévères. Les options A et C sont incorrectes car un profil plus épais produit plus, et non moins, de traînée.
- L'option B est incorrecte car la portance ne diminue pas — elle est fixée par l'exigence de poids en vol stabilisé.
Q127 : Que représente un diagramme polaire de profil ? ^t80q127
DE · EN
- A) Le coefficient de portance cA à différents angles d'attaque
- B) Le rapport du taux de chute minimal à la meilleure finesse
- C) Le rapport entre la portance totale et la traînée en fonction de l'angle d'attaque
- D) La relation entre cA et cD à différents angles d'attaque
Réponse
D)
Explication
Une polaire de profil (polaire de Lilienthal) représente le coefficient de portance (cA ou CL) en fonction du coefficient de traînée (cD ou CD) à différents angles d'attaque, montrant comment l'efficacité aérodynamique varie sur toute la plage de fonctionnement.
- L'option A ne décrit qu'une courbe CL en fonction de alpha, pas une polaire.
L'option B se rapporte à la polaire de vitesse d'un planeur, pas à une polaire de profil.
L'option C est imprécise — la polaire représente directement la relation CL-CD, pas un simple rapport.
Termes clés
- CD = Coefficient de traînée
- CL = Coefficient de portance
### Q128 : Tout corps de forme arbitraire placé dans un écoulement d'air (v > 0) produit toujours ^t80q128
DE · EN
- A) Une traînée qui reste constante à toute vitesse
- B) De la portance sans traînée
- C) De la traînée
- D) À la fois de la traînée et de la portance
Réponse
C)
Explication
Tout corps dans un écoulement d'air en mouvement subit toujours de la traînée due au frottement visqueux et aux forces de pression s'opposant au mouvement — ceci est inévitable dans un fluide réel. La portance, en revanche, nécessite une forme ou une orientation aérodynamique spécifique.
- L'option A est incorrecte car la traînée varie avec le carré de la vitesse, elle n'est pas constante.
- L'option B est physiquement impossible — une portance sans traînée n'existe pas.
- L'option D est incorrecte car un corps de forme arbitraire n'est pas garanti de produire de la portance ; seuls des corps spécifiquement façonnés ou orientés génèrent de la portance.
Q129 : Dans le diagramme, que représente le numéro 3 ? ^t80q129
DE · EN

- A) Corde
- B) Ligne de corde
- C) Ligne de cambrure
- D) Épaisseur
Réponse
C)
Explication
Dans le diagramme de profil, le numéro 3 représente la ligne de cambrure (ligne de cambrure moyenne), qui est la ligne courbe équidistante entre l'extrados et l'intrados du profil. Les options A et B se réfèrent toutes deux à la ligne droite de référence du bord d'attaque au bord de fuite, qui est une caractéristique différente.
- L'option D (épaisseur) est la distance perpendiculaire entre l'extrados et l'intrados, pas une ligne sur le diagramme.
Q130 : Quelle caractéristique de conception peut compenser le lacet inverse ? ^t80q130
DE · EN
- A) Le dièdre de l'aile
- B) Le braquage complet de l'aileron
- C) Le braquage différentiel des ailerons
- D) L'augmentation de la flèche de l'aile
Réponse
C)
Explication
Le braquage différentiel des ailerons réduit le lacet inverse en braquant l'aileron baissé moins que l'aileron levé, réduisant ainsi la traînée induite supplémentaire sur l'aile descendante qui provoque le mouvement de lacet du nez dans la direction opposée au virage voulu.
- L'option A est incorrecte car le dièdre de l'aile assure la stabilité en roulis, pas la compensation du lacet.
- L'option B aggraverait en réalité le lacet inverse car le braquage complet maximise l'asymétrie de traînée.
- L'option D est incorrecte car la flèche de l'aile affecte principalement la stabilité à grande vitesse et le nombre de Mach critique, pas la compensation du lacet inverse.
Q131 : Que désigne la « charge alaire » ? ^t80q131
DE · EN
- A) Traînée par unité de poids
- B) Surface alaire par unité de poids
- C) Traînée par unité de surface alaire
- D) Poids par unité de surface alaire
Réponse
D)
Explication
La charge alaire est définie comme le poids total de l'aéronef divisé par la surface alaire de référence, exprimée en unités telles que N/m² ou kg/m². Elle détermine la vitesse de décrochage, la sensibilité aux rafales et les caractéristiques générales de maniabilité.
Q132 : Sur le diagramme polaire, quel état de vol le point numéro 5 représente-t-il ? ^t80q132
DE · EN

- A) Meilleur angle de planée
- B) Vol inversé
- C) Décrochage
- D) Vol lent
Réponse
D)
Explication
Le point 5 sur le diagramme polaire correspond au vol lent — une condition à grand angle d'attaque, faible vitesse sur la partie positive de la polaire avant d'atteindre le point de décrochage.
- L'option A (meilleur angle de planée) correspond au point de tangente depuis l'origine touchant la polaire.
- L'option B (vol inversé) apparaîtrait du côté CL négatif.
- L'option C (décrochage) est au point CL_max, qui est le sommet de la polaire, au-delà du vol lent.
Termes clés
- CL = Coefficient de portance
- CL_max — Coefficient de portance maximal — CL maximal avant décrochage
- L — Portance — force aérodynamique perpendiculaire à l'écoulement
### Q133 : Quel est l'effet aérodynamique du déploiement des aérofreins ? ^t80q133
DE · EN
- A) La traînée et la portance augmentent toutes les deux
- B) La traînée et la portance diminuent toutes les deux
- C) La traînée augmente tandis que la portance diminue
- D) La traînée diminue tandis que la portance augmente
Réponse
C)
Explication
Les aérofreins (spoilers/dérive-vitesse) servent à accentuer l'angle de planée en augmentant significativement la traînée tout en perturbant simultanément l'écoulement sur l'extrados, ce qui réduit la portance.
- L'option A est incorrecte car la portance diminue avec les aérofreins déployés.
- L'option B est incorrecte car la traînée augmente, elle ne diminue pas.
- L'option D inverse les deux effets — les aérofreins augmentent la traînée et diminuent la portance.
Q134 : Quelle combinaison de mesures peut améliorer la finesse d'un planeur ? ^t80q134
DE · EN
- A) Position du CG avancée, vitesse correcte, joints entre aile et fuselage collés
- B) Masse plus élevée, profil mince, joints entre aile et fuselage collés
- C) Masse plus faible, vitesse correcte, train d'atterrissage rétractable
- D) Surfaces nettoyées, vitesse correcte, train rétractable, joints collés entre aile et fuselage
Réponse
D)
Explication
La finesse (L/D) est maximisée en minimisant la traînée totale tout en volant à la vitesse optimale. Nettoyer les surfaces réduit la traînée de frottement, coller les joints empêche les fuites de traînée, le train rétractable élimine une source majeure de traînée parasite, et maintenir la vitesse de meilleure finesse maintient l'aéronef au L/D de pointe.
- L'option A est sous-optimale car un CG avancé augmente la traînée de trim.
- L'option B est incorrecte car une masse plus élevée n'améliore pas le rapport L/D lui-même.
- L'option C omet des mesures importantes de réduction de traînée comme les joints collés et le nettoyage des surfaces.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
### Q135 : Qu'est-ce qui distingue une vrille d'une spirale engagée ? ^t80q135
DE · EN
- A) Vrille : aile extérieure décrochée, vitesse constante ; Spirale : les deux ailes en vol, vitesse augmentant rapidement
- B) Vrille : aile intérieure décrochée, vitesse constante ; Spirale : les deux ailes en vol, vitesse augmentant rapidement
- C) Vrille : aile extérieure décrochée, vitesse augmentant rapidement ; Spirale : les deux ailes en vol, vitesse constante
- D) Vrille : aile intérieure décrochée, vitesse augmentant rapidement ; Spirale : les deux ailes en vol, vitesse constante
Réponse
B)
Explication
En vrille, l'aile intérieure (basse) est profondément décrochée tandis que l'aile extérieure peut encore produire un peu de portance, créant une autorotation à une vitesse air relativement faible et quasi constante. En spirale engagée, aucune des deux ailes n'est décrochée, et l'aéronef descend dans une inclinaison se resserrant avec une vitesse air augmentant rapidement.
- L'option A identifie incorrectement l'aile extérieure comme décrochée.
- Les options C et D attribuent incorrectement les caractéristiques de vitesse — en vrille la vitesse est approximativement constante ; en spirale, la vitesse augmente rapidement.
Q136 : La position longitudinale du centre de gravité affecte principalement la stabilité autour de quel axe ? ^t80q136
DE · EN
- A) Axe longitudinal
- B) Axe de gravité
- C) Axe latéral
- D) Axe vertical
Réponse
C)
Explication
La position longitudinale (avant-arrière) du CG détermine directement la stabilité en tangage, qui est la stabilité autour de l'axe latéral. Le CG doit être en avant du point neutre pour une stabilité en tangage positive ; plus il est en avant, plus l'aéronef est statiquement stable mais plus les efforts sur la profondeur sont importants.
- L'option A est incorrecte car l'axe longitudinal gouverne la stabilité en roulis, influencée par le dièdre.
- L'option B n'est pas un axe standard.
- L'option D est incorrecte car l'axe vertical gouverne la stabilité directionnelle, influencée par l'empennage vertical.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
### Q137 : Quel élément structurel assure la stabilité directionnelle ? ^t80q137
DE · EN
- A) Le dièdre de l'aile
- B) Une grande gouverne de profondeur
- C) Un grand empennage vertical
- D) Le braquage différentiel des ailerons
Réponse
C)
Explication
L'empennage vertical agit comme une girouette, produisant un moment de rappel en lacet chaque fois que l'aéronef glisse, assurant ainsi la stabilité directionnelle (en lacet) autour de l'axe vertical. Un empennage plus grand assure une plus grande stabilité.
- L'option A (dièdre de l'aile) assure la stabilité latérale (en roulis).
- L'option B (gouverne de profondeur) contribue à la stabilité en tangage.
- L'option D (braquage différentiel des ailerons) réduit le lacet inverse mais n'est pas un élément de stabilité.
Q138 : En vol en palier rectiligne à puissance moteur constante, comment l'angle d'attaque de l'aile se compare-t-il à celui en montée ? ^t80q138
DE · EN
- A) Plus grand qu'en montée
- B) Plus grand qu'au décollage
- C) Plus petit qu'en descente
- D) Plus petit qu'en montée
Réponse
D)
Explication
En montée avec la même puissance moteur, l'aéronef vole plus lentement car plus d'énergie est consacrée à la prise d'altitude, nécessitant un angle d'attaque plus grand pour maintenir une portance suffisante. Par conséquent, l'angle d'attaque en vol en palier est plus petit qu'en montée.
- L'option A inverse la relation.
L'option B compare au décollage, ce qui n'est pas directement lié à la question.
L'option C est incorrecte car en descente l'aéronef accélère, réduisant typiquement l'AoA en dessous de la valeur en palier.
Termes clés
- AoA = Angle d'incidence
### Q139 : Quelle est l'une des fonctions de l'empennage horizontal ? ^t80q139
DE · EN
- A) Stabiliser l'aéronef autour de l'axe latéral
- B) Initier un virage autour de l'axe vertical
- C) Stabiliser l'aéronef autour de l'axe vertical
- D) Stabiliser l'aéronef autour de l'axe longitudinal
Réponse
A)
Explication
L'empennage horizontal (stabilisateur et gouverne de profondeur) assure la stabilité longitudinale (en tangage), c'est-à-dire la stabilité autour de l'axe latéral. Il génère des moments de rappel lorsque l'assiette en tangage de l'aéronef est perturbée.
- L'option B est incorrecte car les virages autour de l'axe vertical sont initiés par la gouverne de direction.
- L'option C est incorrecte car la stabilité de l'axe vertical vient de l'empennage vertical.
- L'option D est incorrecte car la stabilité de l'axe longitudinal (roulis) est assurée par le dièdre et la flèche de l'aile.
Q140 : Que se passe-t-il lorsque la gouverne de direction est braquée à gauche ? ^t80q140
DE · EN
- A) L'aéronef cabre à droite
- B) L'aéronef laie à droite
- C) L'aéronef cabre à gauche
- D) L'aéronef laie à gauche
Réponse
D)
Explication
Lorsque la gouverne de direction est braquée à gauche, elle produit une force aérodynamique latérale sur l'empennage qui pousse la queue vers la droite, faisant lacer le nez vers la gauche autour de l'axe vertical. Les options A et C sont incorrectes car le cabrage est un mouvement nez en haut/bas contrôlé par la gouverne de profondeur, pas la gouverne de direction.
- L'option B inverse la direction du lacet — la gouverne gauche produit un lacet à gauche.
Q141 : Le braquage différentiel des ailerons est utilisé pour ^t80q141
DE · EN
- A) Augmenter le taux de descente
- B) Prévenir le décrochage à faibles angles d'attaque
- C) Minimiser le lacet inverse
- D) Réduire la turbulence de sillage
Réponse
C)
Explication
Le braquage différentiel des ailerons donne à l'aileron baissé moins de braquage que l'aileron levé, réduisant l'asymétrie de traînée entre les deux ailes lors d'une entrée en roulis et minimisant ainsi le lacet inverse.
- L'option A est incorrecte car le taux de descente est contrôlé par les aérofreins ou la vitesse, pas par la géométrie des ailerons.
- L'option B est incorrecte car la prévention du décrochage à faible AoA n'est pas un problème.
- L'option D est incorrecte car la turbulence de sillage est causée par les tourbillons d'extrémité, pas par la conception des ailerons.
Termes clés
- AoA = Angle d'incidence
### Q142 : Comment l'équilibre des forces est-il affecté dans un virage incliné ? ^t80q142
DE · EN
- A) Une portance plus faible est suffisante car la force nette est réduite par rapport au vol en palier
- B) La composante horizontale de la portance pendant le virage constitue la force centrifuge
- C) La portance doit être augmentée pour équilibrer l'effet combiné de la gravité et de la force centrifuge
- D) La force nette est la somme vectorielle des forces gravitationnelles et centripètes
Réponse
C)
Explication
Dans un virage incliné à altitude constante, le vecteur portance incliné doit être suffisamment grand pour que sa composante verticale compense toujours le poids tout en fournissant la force centripète pour la trajectoire courbe. Cela signifie que la portance totale doit dépasser la valeur en vol en palier, avec le facteur de charge n = 1/cos(angle d'inclinaison).
- L'option A est incorrecte car plus, et non moins, de portance est nécessaire.
- L'option B est imprécise — du référentiel de l'aéronef, cela apparaît comme une force centrifuge, mais la physique réelle implique une force centripète.
- L'option D ne décrit pas entièrement l'exigence d'équilibre des forces.
Termes clés
- L — Portance — force aérodynamique perpendiculaire à l'écoulement
- n — Facteur de charge (rapport portance/poids : n = L/P)
- D — Traînée
Q143 : Sur un planeur motoplaneur (TMG), quel dispositif moteur produit le moins de traînée ? ^t80q143
DE · EN
- A) Moteur et hélice fixes au nez de l'aéronef
- B) Moteur et hélice fixes sur le fuselage
- C) Moteur et hélice rétractables dans le fuselage
- D) Moteur et hélice fixes au stabilisateur horizontal
Réponse
C)
Explication
Un moteur et une hélice rétractables peuvent être entièrement rangés à l'intérieur du fuselage lorsqu'ils ne sont pas utilisés, éliminant complètement la traînée parasite du groupe propulseur et de l'hélice en vol plané. Les options A, B et D impliquent toutes des installations fixes (non rétractables) qui produisent continuellement de la traînée même lorsque le moteur est arrêté, car l'hélice et le capot moteur restent exposés au flux d'air.
Termes clés
- TMG = Motoplaneur de voyage
### Q144 : Quel effet est connu sous le nom de « lacet inverse » ? ^t80q144
DE · EN
- A) Le braquage des ailerons fait lacer le nez vers la direction du virage voulu car l'aileron baissé a moins de traînée
- B) Le braquage de la gouverne de direction crée un moment de roulis vers le côté opposé en raison de la portance supplémentaire sur l'aile se déplaçant plus vite
- C) Le braquage des ailerons fait lacer le nez à l'opposé de la direction du virage voulu en raison d'une traînée accrue sur l'aileron baissé
- D) Le braquage des ailerons fait lacer le nez à l'opposé de la direction du virage voulu en raison d'une traînée accrue sur l'aileron levé
Réponse
C)
Explication
Le lacet inverse se produit car l'aileron baissé augmente à la fois la portance et la traînée induite sur son aile. Cette traînée supplémentaire sur l'aile montante tire le nez vers elle — à l'opposé de la direction du virage voulu.
- L'option A décrit l'effet inverse.
- L'option B décrit un effet secondaire de la gouverne de direction, pas le phénomène principal du lacet inverse.
- L'option D attribue incorrectement la traînée supplémentaire à l'aileron levé, alors qu'en réalité c'est l'aileron baissé qui produit plus de traînée.
Q145 : Qu'est-ce que l'« effet de sol » ? ^t80q145
DE · EN
- A) Une augmentation de la portance et une diminution de la traînée induite près du sol
- B) Une diminution de la portance et une augmentation de la traînée induite près du sol
- C) Une diminution à la fois de la portance et de la traînée induite près du sol
- D) Une augmentation à la fois de la portance et de la traînée induite près du sol
Réponse
A)
Explication
En vol dans environ une envergure du sol, la surface du sol limite le développement complet des tourbillons d'extrémité, réduisant le souffle vers le bas. Cela augmente effectivement l'angle d'attaque local (plus de portance) et réduit simultanément la traînée induite. Les pilotes ressentent l'effet de sol comme une sensation de flottement lors du palier à l'atterrissage.
- L'option B inverse les deux effets.
- L'option C indique incorrectement que la portance diminue.
- L'option D indique incorrectement que la traînée induite augmente.
Q146 : Les braquages de la gouverne de direction font tourner l'aéronef autour de l'axe ^t80q146
DE · EN
- A) Longitudinal
- B) De la gouverne de direction
- C) Latéral
- D) Vertical
Réponse
D)
Explication
La gouverne de direction contrôle le lacet, qui est la rotation autour de l'axe vertical, provoquant le mouvement du nez vers la gauche ou vers la droite.
- L'option A est incorrecte car l'axe longitudinal gouverne le roulis, contrôlé par les ailerons.
- L'option B n'est pas une désignation d'axe aéronautique standard.
- L'option C est incorrecte car l'axe latéral gouverne le tangage, contrôlé par la gouverne de profondeur.
Q147 : Lequel des facteurs suivants provoque une augmentation du facteur de charge en croisière ? ^t80q147
DE · EN
- A) Un centre de gravité avancé
- B) Un poids d'aéronef plus élevé
- C) Une rafale ascendante
- D) Une densité de l'air plus faible
Réponse
C)
Explication
Une rafale ascendante augmente soudainement l'angle d'attaque de l'aile, générant temporairement une portance supérieure au poids de l'aéronef. Cette portance supplémentaire se traduit par un facteur de charge supérieur à 1, sollicitant la structure.
- L'option A (CG avancé) affecte la stabilité en tangage et la traînée de trim mais ne provoque pas directement des pics de facteur de charge.
- L'option B (poids plus élevé) implique des charges soutenues plus élevées mais ne provoque pas en soi une augmentation du facteur de charge n.
- L'option D (densité plus faible) réduit la portance pour une vitesse donnée, ce qui diminuerait, et non augmenterait, le facteur de charge instantané.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
### Q148 : En approchant du prochain thermique ascendant, le variomètre indique 3 m/s de descente. Vous prévoyez un taux de montée moyen de 2 m/s dans le thermique. Comment doit-on régler l'anneau de McCready ? ^t80q148
DE · EN
- A) Régler l'anneau sur 3 m/s et lire la vitesse recommandée en face du taux de montée prévu (2 m/s)
- B) Régler l'anneau sur 0 m/s hors thermiques et lire la vitesse recommandée en face du taux de chute actuel (3 m/s)
- C) Régler l'anneau sur 2 m/s et lire la vitesse recommandée en face du taux de chute actuel (3 m/s)
- D) Régler l'anneau sur 2 m/s et lire la vitesse recommandée en face de la somme du taux de chute actuel et du taux de montée prévu (5 m/s)
Réponse
C)
Explication
L'anneau de McCready est toujours réglé sur le taux de montée prévu dans le prochain thermique (2 m/s dans ce cas), et la vitesse de croisière inter-thermique recommandée se lit en face de l'aiguille du variomètre indiquant le taux de chute actuel (3 m/s).
- L'option A règle incorrectement l'anneau sur le taux de chute au lieu de l'intensité du thermique.
- L'option B règle l'anneau sur zéro, ce qui donnerait une vitesse de chute minimale plutôt qu'une vitesse de croisière optimale.
- L'option D additionne erronément le taux de chute et le taux de montée, ce qui n'est pas la méthode McCready.
Q149 : Que doit-on prendre en compte lors du pilotage d'un planeur équipé de volets de courbure ? ^t80q149
DE · EN
- A) Au lancement au treuil, la courbure doit être réglée sur plein positif
- B) À l'approche et à l'atterrissage, la courbure ne doit pas être modifiée du négatif vers le positif
- C) À l'approche et à l'atterrissage, la courbure ne doit pas être modifiée du positif vers le négatif
- D) Au lancement au treuil, la courbure doit être réglée sur plein négatif
Réponse
C)
Explication
À l'approche et à l'atterrissage, le passage du volet de courbure du positif (courbure accrue, portance plus élevée) au négatif (courbure réduite ou réflexe) provoquerait une chute soudaine et spectaculaire de la portance près du sol, pouvant entraîner une prise de sol ou un contact avec le sol dangereux.
- L'option A n'est pas universellement correcte — les réglages de volets au lancement au treuil varient selon le type.
L'option B inverse la restriction.
L'option D est incorrecte car la courbure négative est un réglage de croisière, non approprié à la phase de lancement au treuil à forte demande de portance.
Q150 : Sur le schéma du profil, que représente le point numéro 3 ? ^t80q150
DE · EN

- A) Point de séparation
- B) Centre de poussée
- C) Point de stagnation
- D) Point de transition
Réponse
D)
Explication
Le point 3 sur le diagramme de couche limite est le point de transition, où la couche limite passe d'un écoulement laminaire lisse à un écoulement turbulent. La position de cette transition dépend du nombre de Reynolds, de la rugosité de surface et du gradient de pression.
- L'option A (point de séparation) se produit plus en arrière, là où l'écoulement se décolle complètement.
- L'option B (centre de poussée) n'est pas une caractéristique de couche limite mais un point d'application des forces.
- L'option C (point de stagnation) se situe au bord d'attaque, où la vitesse de l'écoulement est nulle.
Q151 : Dans le diagramme, à quoi correspond le numéro 2 ? ^t80q151
DE · EN

- A) Angle d'attaque
- B) Épaisseur du profil
- C) Ligne de corde
- D) Ligne de corde
Réponse
C)
Explication
Le numéro 2 dans la figure représente la ligne de corde — la droite de référence reliant le bord d'attaque au bord de fuite du profil. C'est la ligne de base à partir de laquelle l'angle d'attaque et la cambrure sont mesurés.
- L'option A (angle d'attaque) est une mesure angulaire, pas une ligne sur le diagramme.
- L'option B (épaisseur du profil) est la distance perpendiculaire entre l'extrados et l'intrados, pas une ligne droite de référence.
Q152 : Dans la figure, l'angle (alpha) est désigné sous le nom de ^t80q152
DE · EN

- A) Angle d'inclinaison
- B) Angle d'incidence
- C) Angle d'attaque
- D) Angle de portance
Réponse
C)
Explication
L'angle alpha entre la ligne de corde et la direction de l'écoulement entrant est l'angle d'attaque, la principale variable aérodynamique déterminant le coefficient de portance et le comportement au décrochage.
- L'option A (angle d'inclinaison) n'est pas un terme aéronautique standard.
- L'option B (angle d'incidence) est l'angle structurel fixe entre la ligne de corde et l'axe longitudinal de l'aéronef, défini lors de la fabrication.
- L'option D (angle de portance) n'est pas un terme aéronautique reconnu.
Q153 : Si l'aileron droit se braque vers le haut et l'aileron gauche vers le bas, comment l'aéronef réagit-il ? ^t80q153
DE · EN
- A) Roulis à droite avec lacet à gauche
- B) Roulis à droite avec lacet à droite
- C) Roulis à gauche sans lacet
- D) Roulis à gauche avec lacet à droite
Réponse
A)
Explication
Lorsque l'aileron droit se braque vers le haut (réduisant la portance sur l'aile droite) et l'aileron gauche vers le bas (augmentant la portance sur l'aile gauche), l'aéronef s'incline en roulis vers la droite. Simultanément, l'aileron gauche baissé crée plus de traînée induite sur l'aile gauche, produisant un lacet inverse — le nez pivote vers la gauche, à l'opposé de la direction du roulis voulu. Les options C et D identifient incorrectement un roulis vers la gauche.
- L'option B indique un lacet vers la droite, mais le lacet inverse est toujours opposé à la direction du roulis.
Q154 : Que doit-on prendre en compte lors du vol d'un planeur avec eau de lestage ? ^t80q154
DE · EN
- A) Le meilleur angle de planée se dégrade
- B) La vitesse de meilleure finesse diminue
- C) Des déplacements importants du CG se produisent
- D) L'aéronef doit rester en dessous du niveau du gel
Réponse
D)
Explication
L'eau de lestage doit être maintenue au-dessus du point de congélation (l'aéronef doit rester en dessous du niveau du gel) pour éviter que l'eau ne gèle dans les réservoirs d'aile, ce qui pourrait bloquer les vannes de vidange, provoquer des déplacements de CG imprévisibles et endommager la structure alaire.
- L'option A est incorrecte car le meilleur angle de planée (rapport L/D) est théoriquement inchangé avec le lestage.
- L'option B est incorrecte — la vitesse de meilleure finesse augmente avec la masse supplémentaire.
- L'option C est trompeuse car les réservoirs d'eau de lestage sont conçus pour minimiser les déplacements de CG, les maintenant dans les limites approuvées.
Termes clés
- CG = Centre de gravité
### Q155 : Quelle description caractérise la stabilité statique ? ^t80q155
DE · EN
- A) Après une perturbation extérieure, l'aéronef peut revenir à sa position initiale grâce à une action sur la gouverne de direction
- B) Après une perturbation extérieure, l'aéronef maintient la position déplacée
- C) Après une perturbation extérieure, l'aéronef tend vers une position encore plus déplacée
- D) Après une perturbation extérieure, l'aéronef tend à revenir à sa position initiale
Réponse
D)
Explication
La stabilité statique signifie que lorsqu'un aéronef est déplacé de son équilibre par une force extérieure, les forces aérodynamiques inhérentes tendent automatiquement à le ramener vers son état initial sans action du pilote.
- L'option A décrit une correction active du pilote, pas la stabilité inhérente.
- L'option B décrit la stabilité neutre, où l'aéronef reste là où il est déplacé.
- L'option C décrit l'instabilité statique, où l'aéronef diverge encore plus loin de l'équilibre.
Q156 : Comment le meilleur angle de planée et la vitesse de meilleure finesse changent-ils lorsqu'un planeur emporte de l'eau de lestage par rapport au vol sans lestage ? ^t80q156
DE · EN
- A) Le meilleur angle de planée reste inchangé ; la vitesse de meilleure finesse augmente
- B) Le meilleur angle de planée augmente ; la vitesse de meilleure finesse augmente
- C) Le meilleur angle de planée reste inchangé ; la vitesse de meilleure finesse diminue
- D) Le meilleur angle de planée diminue ; la vitesse de meilleure finesse diminue
Réponse
A)
Explication
L'eau de lestage augmente la masse totale de l'aéronef. Le meilleur rapport L/D (et donc le meilleur angle de planée) est une propriété aérodynamique de la forme de l'aéronef et ne change pas avec la masse. En revanche, la vitesse à laquelle ce L/D optimal est atteint augmente car une pression dynamique plus élevée est nécessaire pour générer la portance supplémentaire requise par l'aéronef plus lourd.
- L'option B prétend incorrectement que l'angle change.
- Les options C et D indiquent incorrectement que la vitesse de meilleure finesse diminue.
Q157 : Quelle caractéristique constructive est conçue pour réduire les efforts de commande ? ^t80q157
DE · EN
- A) Empennage en T
- B) Générateurs de tourbillons
- C) Équilibrage aérodynamique de la gouverne de direction
- D) Braquage différentiel des ailerons
Réponse
C)
Explication
Un équilibrage aérodynamique de la gouverne de direction (équilibrage à corne ou axe décalé) étend une partie de la gouverne en avant de l'axe de charnière, de sorte que la pression aérodynamique assiste partiellement l'effort de braquage du pilote, réduisant directement la force requise.
- L'option A (empennage en T) est un choix de configuration affectant le souffle vers le bas et les caractéristiques de décrochage profond.
- L'option B (générateurs de tourbillons) énergise la couche limite pour retarder la séparation de l'écoulement.
- L'option D (braquage différentiel des ailerons) réduit le lacet inverse, pas les efforts de commande.
Q158 : Lorsque tout corps de forme arbitraire est entouré d'un écoulement d'air (v > 0), il produit toujours ^t80q158
DE · EN
- A) De la traînée
- B) À la fois de la traînée et de la portance
- C) Une traînée constante à toute vitesse
- D) De la portance sans traînée
Réponse
A)
Explication
Tout corps immergé dans un écoulement d'air en mouvement (v > 0) produit toujours de la traînée, car le frottement visqueux et les différences de pression sont inévitables dans un écoulement de fluide réel. La portance nécessite une forme ou un angle d'attaque spécifique et n'est pas garantie.
- L'option B est incorrecte car la portance n'est pas toujours produite.
- L'option C est incorrecte car la traînée augmente avec V² — elle n'est pas constante.
- L'option D est physiquement impossible — le vol sans traînée n'existe pas dans un fluide réel.
Termes clés
- L — Portance — force aérodynamique perpendiculaire à l'écoulement
- D — Traînée
Q159 : La « stabilité longitudinale » fait référence à la stabilité autour de quel axe ? ^t80q159
DE · EN
- A) Axe vertical
- B) Axe de l'hélice
- C) Axe longitudinal
- D) Axe latéral
Réponse
D)
Explication
Malgré le nom potentiellement trompeur, la stabilité longitudinale décrit la stabilité en tangage, qui est la rotation autour de l'axe latéral (d'extrémité à extrémité d'aile). C'est la tendance à maintenir ou à retrouver une assiette en tangage de trim.
- L'option A (axe vertical) gouverne la stabilité directionnelle/en lacet.
- L'option B (axe de l'hélice) n'est pas un axe de stabilité standard.
- L'option C (axe longitudinal) gouverne la stabilité en roulis/latérale.
Q160 : Que signifie la « charge alaire » ? ^t80q160
DE · EN
- A) Traînée par unité de surface alaire
- B) Poids par unité de surface alaire
- C) Traînée par unité de poids
- D) Surface alaire par unité de poids
Réponse
B)
Explication
La charge alaire est le poids total de l'aéronef divisé par la surface alaire de référence (par exemple N/m² ou kg/m²). Une charge alaire plus élevée implique des vitesses de décrochage plus élevées mais une meilleure pénétration en turbulence.
- L'option A (traînée par surface alaire) n'est pas une mesure standard.
- L'option C (traînée par poids) décrit un rapport traînée/poids.
- L'option D (surface alaire par poids) est l'inverse mathématique de la charge alaire.
Q161 : Quel phénomène est connu sous le nom de lacet inverse ? ^t80q161
DE · EN
- A) Le braquage des ailerons provoque un lacet vers la direction du virage voulu car l'aileron baissé a moins de traînée
- B) Le braquage de la gouverne de direction produit un moment de roulis vers le côté opposé car l'aile se déplaçant plus vite génère plus de portance
- C) Le braquage des ailerons provoque un lacet à l'opposé du virage voulu en raison d'une traînée accrue sur l'aileron levé
- D) Le braquage des ailerons provoque un lacet à l'opposé du virage voulu en raison d'une traînée accrue sur l'aileron baissé
Réponse
D)
Explication
Le lacet inverse se produit car l'aileron baissé, qui augmente la portance locale sur l'aile montante, augmente également la traînée induite de cette aile. Cette traînée supplémentaire tire le nez vers l'aile montante — à l'opposé de la direction du virage voulu.
- L'option A décrit le phénomène inverse.
- L'option B décrit un couplage secondaire gouverne de direction-roulis, pas le phénomène principal du lacet inverse.
- L'option C attribue incorrectement l'augmentation de traînée à l'aileron levé ; en réalité, c'est l'aileron baissé qui crée plus de traînée.
Q162 : Qu'est-ce que l'« effet de sol » ? ^t80q162
DE · EN
- A) La portance et la traînée induite diminuent toutes les deux près du sol
- B) La portance et la traînée induite augmentent toutes les deux près du sol
- C) La portance diminue et la traînée induite augmente près du sol
- D) La portance augmente et la traînée induite diminue près du sol
Réponse
D)
Explication
En effet de sol (dans environ une envergure de la surface), le sol contraint physiquement le développement des tourbillons d'extrémité, réduisant le souffle vers le bas. Cela augmente l'angle d'attaque effectif (augmentant la portance) tout en réduisant simultanément la traînée induite. Les pilotes remarquent cela comme une sensation de flottement lors du palier à l'atterrissage. Les options A, B et C décrivent toutes incorrectement la relation portance-traînée — la combinaison correcte est une portance accrue avec une traînée induite réduite.