Q1 : En volant lentement, proche du décrochage, l'aile gauche est plus basse. Comment peut-on éviter un décrochage complet ? ^t70q1

Correct : B)

Explication : La technique correcte de récupération de décrochage consiste à réduire immédiatement l'incidence en abaissant le nez avec l'élévateur, tout en utilisant des entrées coordonnées de palonnier et d'aileron pour maintenir les ailes à plat. L'option A applique le palonnier dans la mauvaise direction (vers l'aile qui descend). L'option C utilise uniquement l'aileron sans palonnier coordonné, ce qui, proche du décrochage, peut augmenter le lacet adverse et déclencher une vrille. L'option D donne également la priorité à l'aileron plutôt qu'à l'élévateur, manquant la première étape cruciale : réduire l'incidence.

Q2 : Comment le « temps de vol » est-il défini ? ^t70q2

Correct : C)

Explication : Selon la réglementation EASA pour les planeurs, le temps de vol est défini comme le temps total depuis le premier mouvement de l'aéronef en vue du vol jusqu'à son immobilisation définitive à la fin du vol. Cette définition inclut les déplacements au sol, pas seulement le temps en l'air. L'option A ne compte que du décollage à l'atterrissage, excluant les mouvements au sol. L'option B s'applique aux aéronefs motorisés avec moteurs, pas aux planeurs. L'option D est trop restrictive, ne couvrant que la course au décollage jusqu'au toucher des roues.

Q3 : Qu'est-ce qu'un cisaillement de vent ? ^t70q3

Correct : D)

Explication : Le cisaillement de vent est défini comme tout changement de vitesse et/ou de direction du vent sur une distance relativement courte, pouvant se produire dans les plans vertical et horizontal. Il n'est pas limité à un seuil de vitesse particulier (option C), à une plage d'altitude (option B) ou à un contexte géographique spécifique (option A). Le cisaillement est particulièrement dangereux lors du décollage et de l'atterrissage, lorsque l'aéronef est proche du sol avec des marges de récupération limitées.

Q4 : Quel phénomène météorologique est le plus souvent associé au cisaillement de vent ? ^t70q4

Correct : B)

Explication : Les orages génèrent les cisaillements de vent les plus sévères par leurs puissants courants ascendants, descendants et leurs vents de sortie (microrafales), pouvant provoquer des inversions soudaines de direction du vent de plus de 50 nœuds en quelques secondes. Les systèmes de haute pression stables (option A) produisent généralement des conditions calmes et uniformes. Le brouillard (option C) est associé à des vents faibles. Les fronts chauds (option D) peuvent produire un léger cisaillement, mais les orages sont de loin la source la plus courante et la plus dangereuse.

Q5 : Dans quelles conditions faut-il s'attendre à un cisaillement de vent ? ^t70q5

Correct : C)

Explication : Une inversion de température crée une couche limite stable entre deux masses d'air pouvant se déplacer à des vitesses et directions différentes, produisant un cisaillement de vent au niveau de l'inversion. Les inversions sont fréquentes en début de matinée et peuvent affecter significativement les opérations de planeur à basse altitude, notamment lors de l'approche et de l'atterrissage. L'option A décrit des conditions à risque minimal de cisaillement. Les options B et D peuvent occasionnellement produire du cisaillement, mais ne sont pas les conditions primaires qui y sont associées.

Q6 : Lors d'une approche, l'aéronef subit un cisaillement de vent avec une diminution du vent de face. Sans correction du pilote, que se passe-t-il pour la trajectoire et la vitesse indiquée (IAS) ? ^t70q6

Correct : D)

Explication : Lorsque le vent de face diminue soudainement, le flux d'air sur les ailes chute, provoquant une baisse de l'IAS et de la portance. Avec moins de portance, l'aéronef descend en dessous de l'axe d'approche prévu. L'inertie de l'aéronef maintient brièvement sa vitesse sol, mais la diminution du flux d'air relatif signifie moins de force aérodynamique. C'est le scénario de cisaillement le plus dangereux en approche, car les deux effets — trajectoire basse et vitesse réduite — se combinent pour réduire simultanément les marges de sécurité.

Q7 : Lors d'une approche, l'aéronef subit un cisaillement de vent avec une augmentation du vent de face. Sans correction, comment évoluent la trajectoire et l'IAS ? ^t70q7

Correct : D)

Explication : Une augmentation du vent de face accroît temporairement le flux d'air relatif sur les ailes, augmentant l'IAS et la portance. La portance supplémentaire pousse l'aéronef au-dessus de l'axe d'approche prévu. Bien que cela paraisse initialement favorable, le pilote doit rester vigilant — si le vent de face diminue ensuite, l'aéronef subira l'effet inverse et pourra s'enfoncer rapidement sous la trajectoire souhaitée. Les options impliquant une IAS diminuée ou une trajectoire basse contredisent la réponse aérodynamique à une augmentation du vent de face.

Q8 : Lors d'une approche, l'aéronef subit un cisaillement de vent avec une diminution du vent arrière. Sans correction, que se passe-t-il pour la trajectoire et l'IAS ? ^t70q8

Correct : B)

Explication : Lorsqu'un vent arrière diminue, l'élan de l'aéronef est maintenu tandis que la masse d'air décélère effectivement autour de lui, augmentant le flux d'air relatif sur les ailes. Cela élève l'IAS et la portance, poussant l'aéronef au-dessus de l'axe d'approche. Une diminution du vent arrière a le même effet aérodynamique qu'une augmentation du vent de face. Les options avec une IAS diminuée ou une trajectoire basse interprètent mal la relation entre les variations du vent arrière et le flux d'air relatif.

Q9 : Quelle est la meilleure façon d'éviter le cisaillement de vent en vol ? ^t70q9

Correct : B)

Explication : Le cisaillement de vent le plus sévère est associé aux orages et aux fortes averses, qui produisent des microrafales et des fronts de rafales. Éviter les décollages et atterrissages quand ce type de météo est en cours élimine l'exposition au cisaillement le plus dangereux lors des phases de vol les plus vulnérables. L'option A traite des thermiques, qui causent de la turbulence mais pas de cisaillement dangereux. L'option C cible les précipitations hivernales, risque moindre. L'option D est trop restrictive et ne traite pas la cause principale.

Q10 : Lors d'un vol de campagne, les conditions visuelles commencent à passer sous les minima. Pour maintenir les conditions VMC minimales, le pilote décide de... ^t70q10

Correct : D)

Explication : Lorsque les conditions VFR se dégradent sous les minima, l'action la plus sûre est de faire demi-tour vers la zone où des conditions météorologiques de vol à vue (VMC) adéquates ont été confirmées. Continuer vers une visibilité dégradée est la principale cause d'accidents VFR-IMC. L'option A est inappropriée car les planeurs ne disposent généralement pas d'équipements de navigation radio et les pilotes VFR ne devraient pas s'appuyer sur la navigation aux instruments. L'option B se base sur des prévisions plutôt que sur les conditions réelles, ce qui est dangereux. L'option C n'est pas appropriée pour les planeurs en VFR.

Q11 : Deux aéronefs identiques au même poids brut et même configuration volent à des vitesses différentes. Lequel produit la turbulence de sillage la plus forte ? ^t70q11

Correct : C)

Explication : L'intensité de la turbulence de sillage est directement liée à la force des tourbillons de bout d'aile, qui sont les plus forts lorsque l'aile opère à des coefficients de portance élevés — c'est-à-dire à basse vitesse et à fort angle d'attaque. L'aéronef le plus lent génère des tourbillons plus intenses car il doit produire la même portance à une vitesse plus faible, nécessitant un angle d'attaque plus élevé et une plus grande circulation autour de l'aile. L'altitude (options A et D) n'est pas le facteur déterminant. L'aéronef le plus rapide (option B) produit des tourbillons plus faibles à son plus faible coefficient de portance.

Q12 : Par vent traversier faible, quel danger existe lors du départ après un avion lourd ? ^t70q12

Correct : C)

Explication : Par conditions de vent traversier faible, les tourbillons de sillage d'un aéronef lourd ont tendance à rester sur ou près de la piste plutôt que d'être déplacés. Par vent traversier fort, les tourbillons dérivent loin de l'axe de piste, mais un vent traversier faible est insuffisant pour les déplacer, créant un danger persistant pour les aéronefs au départ. L'option A affirme incorrectement que les tourbillons sont amplifiés. L'option B est erronée car les tourbillons descendent, ils ne montent pas. L'option D est incorrecte car les vents traversiers faibles ne provoquent pas de torsion latérale significative des tourbillons à travers la piste.

Q13 : Quelle surface est la plus adaptée pour un atterrissage hors-champ en urgence ? ^t70q13

Correct : B)

Explication : Un champ de maïs moissonné offre une surface ferme, relativement plane, avec un chaume court qui assure une bonne friction au sol sans forces de décélération excessives — idéal pour un atterrissage d'urgence. L'option A (champ labouré) présente un sol mou et inégal qui peut faire capoter le planeur ou lui faire faire un tête-à-queue. L'option C (herbe sèche longue) peut dissimuler des obstacles tels que des rochers, des fossés ou des clôtures. L'option D (terrain de sport) est typiquement entouré de bâtiments, clôtures et spectateurs, créant des risques de collision.

Q14 : Qu'est-ce qui définit un atterrissage de précaution ? ^t70q14

Correct : B)

Explication : Un atterrissage de précaution est une décision proactive d'atterrir pendant que des options restent disponibles, prise pour préserver la sécurité du vol avant que la situation ne s'aggrave. Il diffère d'un atterrissage forcé (option D), qui est une nécessité immédiate sans alternative. L'option A décrit un atterrissage normal en planeur ou un scénario moteur en panne, pas spécifiquement un atterrissage de précaution. L'option C décrit un choix de configuration, pas un type d'atterrissage. La distinction clé est que l'atterrissage de précaution implique prévoyance et planification.

Q15 : Parmi ces zones d'atterrissage, laquelle est la mieux adaptée pour un atterrissage hors-champ ? ^t70q15

Correct : C)

Explication : Un champ brun clair avec de courtes cultures indique une surface récoltée ou presque récoltée, ferme et dégagée de hautes obstructions, convenant à un atterrissage hors-champ sécurisé. L'option A (lac) ne devrait être envisagée qu'en dernier recours car les amerrissages comportent un risque de noyade. L'option B (pré sans bétail) semble sûre mais peut présenter des obstacles cachés ; l'option D (cultures mûres ondulantes) indique une végétation haute pouvant dissimuler des dangers et faire capoter le planeur à l'atterrissage.

Q16 : Comment l'herbe mouillée affecte-t-elle les distances de décollage et d'atterrissage ? ^t70q16

Correct : D)

Explication : L'herbe mouillée augmente la résistance au roulement lors du roulage au décollage, nécessitant une distance plus longue pour atteindre la vitesse de vol. À l'atterrissage, l'herbe mouillée réduit la friction de freinage des roues (similaire à l'aquaplanage), entraînant une distance d'arrêt plus longue. Les deux phases sont affectées négativement. L'option A inverse les deux effets. L'option B identifie correctement l'augmentation au décollage mais prédit incorrectement un roulement d'atterrissage plus court. L'option C inverse complètement les deux effets.

Q17 : Quels effets indésirables peut-on attendre lors d'un vol en spirale au-dessus d'installations industrielles ? ^t70q17

Correct : C)

Explication : Spiraler au-dessus d'installations industrielles expose le pilote à des polluants nocifs (fumée, émissions chimiques), à une visibilité significativement réduite due à la brume et aux particules, et à de la turbulence provenant du chauffage inégal des structures industrielles. L'option A décrit un courant descendant sous le vent mais pas l'ensemble du tableau des dangers. L'option B exagère avec « de fortes précipitations », qui ne sont pas causées par les usines. L'option D décrit des effets électrostatiques non typiquement associés au vol thermique au-dessus d'industries.

Q18 : Dans quel cas un atterrissage hors-champ est-il le plus susceptible de conduire à un accident ? ^t70q18

Correct : B)

Explication : La cause la plus fréquente d'accidents lors d'atterrissages hors-champ est de retarder trop longtemps la décision, ne laissant pas suffisamment d'altitude pour une sélection correcte du terrain, une approche stabilisée et l'évitement des obstacles. Les décisions tardives imposent des approches précipitées, de mauvais choix de terrain et une gestion inadéquate de la vitesse. L'option A (segments distincts) est une bonne pratique standard. L'option C (champ de maïs moissonné) est en réalité un bon choix de surface. L'option D (décider au-dessus de l'altitude minimale de sécurité) est le bon moment pour décider, pas un facteur de risque.

Q19 : Comment éviter les collisions en vol lors des spirales en thermique ? ^t70q19

Correct : D)

Explication : Lors du partage d'un thermique, tous les planeurs doivent spiraler dans la même direction et coordonner leurs virages pour maintenir un espacement constant et des trajectoires prévisibles. Cela minimise le risque de convergence. L'option A (entrer rapidement et tirer fortement) peut surprendre les autres pilotes et créer un risque de collision. L'option B (directions alternées) crée des situations de croisement face à face dans le thermique. L'option C (imiter le planeur devant) pourrait conduire à suivre trop près sans maintenir une séparation sécurisée.

Q20 : Comment éviter le danger lorsque l'altitude d'un planeur approche la hauteur du circuit lors d'un vol de campagne ? ^t70q20

Correct : B)

Explication : Lorsque l'altitude descend à la hauteur du circuit, le pilote doit s'engager à atterrir — continuer à chercher des portances à cette altitude est dangereux et ne laisse aucune marge d'erreur. L'option A est dangereuse car l'air sous le vent contient typiquement des descentes, pas des thermiques. L'option C décrit une bonne pratique après l'atterrissage mais ne traite pas le danger immédiat de la basse altitude. L'option D risque de voler dans des descentes entre les thermiques sans réserve d'altitude, pouvant entraîner un crash plutôt qu'un atterrissage hors-champ contrôlé.

Q21 : Que doit prendre en compte un pilote avant d'engager un virage serré ? ^t70q21

Correct : D)

Explication : Dans un virage serré, le facteur de charge augmente (n = 1/cos(angle de gîte)), ce qui élève la vitesse de décrochage. Le pilote doit avoir une vitesse adéquate avant d'entrer dans le virage pour maintenir une marge sécurisée au-dessus de la vitesse de décrochage augmentée. L'option A (réduire la vitesse avant un virage serré) amènerait dangereusement l'aéronef plus près du décrochage. L'option B (pousser en avant pendant le virage) provoquerait une perte d'altitude et un cabrage vers le bas. L'option C (palonnier opposé) n'est pas la préoccupation principale — la marge de vitesse est le facteur de sécurité critique.

Q22 : Un planeur est sur le point de décrocher et de piquer. Quelle action aux commandes empêche un piqué abrupt et une vrille ? ^t70q22

Correct : D)

Explication : La réponse correcte à un décrochage naissant avec chute d'aile est de relâcher la pression arrière sur l'élévateur (réduisant l'incidence) et d'appliquer le palonnier opposé pour empêcher le lacet qui se développerait en vrille. L'option A applique le palonnier vers l'aile qui descend, ce qui accélérerait l'entrée en vrille. L'option B tente de maintenir le vol en palier avec le palonnier seul, ce qui est inefficace proche du décrochage. L'option C tire sur l'élévateur, ce qui aggrave le décrochage, et utilise des ailerons qui peuvent aggraver la situation près de l'incidence critique.

Q23 : Lors d'un remorquage avec un crochet de remorquage latéral, le planeur a tendance à... ^t70q23

Correct : A)

Explication : Un crochet de remorquage latéral (ventre ou centre de gravité) crée une force de remorquage qui agit en dessous et éventuellement décalée du centre de gravité de l'aéronef. La traction du câble sous le CG génère un moment de tangage à cabrer que le pilote doit activement contrecarrer avec une pression vers l'avant sur le manche. L'option B est incorrecte — les crochets latéraux n'améliorent pas la stabilité. L'option C (roulis rapide) n'est pas caractéristique de cette configuration. L'option D décrit un lacet qui se produirait avec une attache asymétrique, mais ce n'est pas l'effet principal.

Q24 : Lors d'un remorquage, le planeur est monté excessivement haut derrière le remorqueur. Que doit faire le pilote du planeur pour éviter tout danger supplémentaire ? ^t70q24

Correct : D)

Explication : La correction la plus sûre lorsqu'on est trop haut derrière le remorqueur est de déployer doucement les aérofreins pour augmenter la traînée et perdre l'excès de hauteur, tout en dirigeant vers la position de remorquage correcte. L'option A (glissement) créerait des mouvements latéraux erratiques pouvant mettre en danger les deux aéronefs. L'option B (pousser fermement en avant) pourrait mettre le remorqueur dans une attitude dangereuse à piquer en tirant sa queue vers le haut via le câble. L'option C (tirer puis larguer) est dangereuse — tirer en position haute aggrave le problème, pouvant soulever catastrophiquement la queue du remorqueur.

Q25 : Après une rupture de câble lors d'un lancement au treuil, quelle est la séquence correcte d'actions ? ^t70q25

Correct : B)

Explication : Après une rupture de câble lors d'un lancement au treuil, la priorité immédiate est d'abaisser le nez pour maintenir la vitesse de vol (évitant le décrochage depuis l'attitude de montée raide), puis de larguer le câble pour éviter qu'il ne s'accroche lors de l'atterrissage. Après avoir établi un vol sûr, le pilote décide de se poser droit devant ou d'effectuer un circuit modifié selon l'altitude disponible et le terrain. L'option A (tenir le manche en arrière) risque le décrochage. L'option C (virage à 180°) est extrêmement dangereuse à basse altitude. L'option D inverse l'ordre — nez vers le bas d'abord, puis larguer.