Correct : B)
Explication : L'AESA standardise le codage couleur des leviers dans les planeurs : rouge pour le largage d'urgence de la verrière, bleu pour les aérofreins (spoilers), et vert pour le compensateur de profondeur. Ce codage permet au pilote d'identifier instantanément les commandes critiques sous pression. L'option A attribue incorrectement le rouge aux aérofreins et le bleu au verrouillage de la verrière. L'option C attribue incorrectement le rouge au train d'atterrissage. L'option D attribue incorrectement le rouge aux aérofreins et le bleu au largage du câble.
Correct : D)
Explication : L'épaisseur d'une aile est définie comme la distance perpendiculaire maximale entre les surfaces supérieure et inférieure du profil, mesurée à la partie la plus épaisse de la section transversale (généralement entre 20 et 30 % de la corde depuis le bord d'attaque). C'est la mesure aérodynamiquement et structurellement significative. L'option A (tronçon le plus extérieur) mesurerait près de l'extrémité de l'aile, là où le profil est le plus mince. L'option B (section la plus mince) donne une valeur minimale, moins utile. L'option C (tronçon intérieur/emplanture) désigne un emplacement en envergure, non la définition de l'épaisseur du profil.
Correct : C)
Explication : La construction en treillis (ou treillage/lattice) utilise un cadre de tubes ou d'éléments pour reprendre toutes les charges structurelles, la peau servant uniquement de carénage sans contribuer à la résistance structurale. L'option A (monocoque) est l'opposé — la peau reprend toutes les charges sans cadre interne. L'option B (semi-monocoque) utilise à la fois un cadre et une peau porteuse travaillant ensemble. L'option D (nid d'abeilles) est un matériau d'âme utilisé dans les panneaux sandwichs, non un type de construction de fuselage.
Correct : C)
Explication : Les éléments structurels primaires d'un fuselage traditionnel sont les cadres (également appelés couples ou cloisons, disposés circonférentiellement) et les lisses (disposées longitudinalement). Ensemble, ils forment le squelette sur lequel est fixé le revêtement. L'option A introduit le terme « longerons », qui n'est pas une terminologie standard pour le fuselage. L'option B inclut les « nervures », qui sont des composants d'aile et non du fuselage. L'option D liste des « revêtements » et « pièces de formage » qui ne sont pas des termes structurels primaires.
Correct : D)
Explication : La construction semi-monocoque utilise à la fois un cadre interne (cadres et lisses) ET un revêtement qui reprend activement les charges structurelles (traction, compression, cisaillement). C'est la conception la plus courante des fuselages d'avions modernes. L'option A (construction en treillis) a un revêtement non porteur. L'option B (nid d'abeilles) est un type de matériau, non un concept structurel. L'option C (bois/mixte) est une classification de matériaux, non une conception structurale.
Correct : B)
Explication : L'empennage se compose de deux groupes structurels principaux : l'empennage horizontal (stabilisateur et gouverne de profondeur, assurant la stabilité et le contrôle en tangage) et l'empennage vertical (dérive et gouverne de direction, assurant la stabilité et le contrôle en lacet). L'option A inclut incorrectement les ailerons, qui sont montés sur l'aile. L'option C inclut également incorrectement les ailerons. L'option D liste des commandes de cockpit, non la structure de l'aéronef.
Correct : D)
Explication : Une structure sandwich utilise deux peaux minces et rigides (généralement en PRFC, fibre de verre ou aluminium) collées à une âme légère (mousse, balsa ou nid d'abeilles). Les peaux minces reprennent les charges de flexion tandis que l'âme légère résiste au cisaillement et maintient la séparation, offrant un rapport rigidité/poids exceptionnel. Les options A et C spécifient une âme lourde, ce qui annule le bénéfice de légèreté. Les options B et C spécifient des couches épaisses, qui ajoutent une masse inutile.
Correct : C)
Explication : Les nervures sont des éléments structurels dans le sens de la corde qui définissent la forme transversale du profil aérodynamique de l'aile, perpendiculaires au longeron. Elles établissent la courbure précise des surfaces supérieure et inférieure de l'aile. L'option A (longeron) est la principale poutre porteuse dans le sens de l'envergure, mais ne définit pas la forme du profil. L'option B (planchéiage/revêtement) recouvre la structure mais suit la forme déterminée par les nervures. L'option D (extrémité d'aile) est l'extrémité extérieure de l'aile, non un élément de définition du profil.
Correct : B)
Explication : Le facteur de charge n est égal à la portance divisée par le poids (n = L/W). En vol horizontal rectiligne, n = 1 (1g). En virage incliné, la portance doit dépasser le poids pour maintenir l'altitude — par exemple, à 60° d'inclinaison, n = 2 (2g). Le facteur de charge est essentiel pour la conception structurelle du planeur, car dépasser les limites de g positif ou négatif maximales risque une rupture structurale. Les options A, C et D décrivent des rapports de forces sans rapport.
Correct : B)
Explication : La construction sandwich excelle dans la combinaison d'un faible poids avec une haute rigidité, stabilité et résistance — la combinaison idéale pour les applications aéronautiques. La rigidité en flexion augmente considérablement lorsque des peaux rigides sont écartées par une âme légère. Les options A et C mettent l'accent sur la résistance aux températures, qui n'est pas un avantage primaire, la plupart des âmes étant sensibles aux températures élevées. L'option D se concentre sur la formabilité, qui est en réalité limitée dans la construction sandwich.
Correct : C)
Explication : Le plastique renforcé de fibres de carbone (PRFC) possède un rapport résistance/poids exceptionnel, avec une résistance à la traction dépassant celle de l'acier pour une fraction du poids. Les planeurs hautes performances modernes sont principalement en PRFC. L'option B (aluminium) est résistant mais nettement plus faible que le PRFC. L'option D (magnésium) est plus léger que l'aluminium mais d'une résistance absolue inférieure. L'option A (bois) a une bonne résistance spécifique mais est le plus faible en termes absolus parmi ceux listés.
Correct : C)
Explication : Le système de trim ajuste le tab de compensateur de profondeur (ou trim à ressort) pour maintenir une assiette en tangage souhaitée sans effort continu du pilote sur le manche, réduisant à zéro la force sur la gouverne de profondeur à la vitesse trimée. L'option A (lacet induit) est traité par la coordination du palonnier, non par le trim. Les options B et D font référence aux forces sur la gouverne de direction et les ailerons, qui ne sont pas ajustées par le levier de trim standard du planeur.
Correct : C)
Explication : Dépasser la vitesse de manœuvre (VA) dans des conditions turbulentes peut provoquer des dommages structurels car les rafales imposent des facteurs de charge soudains susceptibles de dépasser la limite de conception. VA est la vitesse à laquelle une déflection totale de la commande ou une rafale maximale ne dépassera pas la charge limite structurale. L'option A (décrochage) est un événement aérodynamique qui n'endommage pas la structure. L'option B (faible vitesse) réduit les charges. L'option D (neutralisation des forces de manche) ne crée pas de charges structurelles.
Correct : C)
Explication : Un aéronef tourne autour de trois axes principaux passant par le centre de gravité : l'axe longitudinal (nez à la queue — roulis), l'axe latéral (d'un saumon à l'autre — tangage), et l'axe vertical (de haut en bas — lacet). L'option B utilise des étiquettes mathématiques mais omet les dénominations spécifiques à l'aviation. Les options A et D inventent un quatrième axe inexistant.
Correct : D)
Explication : Les ailerons contrôlent le roulis — la rotation autour de l'axe longitudinal. Lorsqu'un aileron se déplace vers le haut et l'autre vers le bas, la portance différentielle fait rouler l'aéronef. L'option A (gouverne de direction) contrôle le lacet autour de l'axe vertical. L'option C (gouverne de profondeur) contrôle le tangage autour de l'axe latéral. L'option B (tab de compensateur) modifie les forces de commande mais n'est pas un initiateur primaire du roulis.
Correct : C)
Explication : Les petits avions à piston et les planeurs utilisent des liaisons mécaniques directes — bielles et câbles d'acier — pour transmettre directement l'entrée du pilote aux surfaces de contrôle. C'est simple, léger et fiable, sans source d'énergie requise. L'option A (fly-by-wire) est utilisée sur les avions de ligne modernes et les aéronefs militaires. Les options B et D (systèmes hydrauliques) sont utilisées sur les aéronefs plus grands nécessitant des efforts de commande plus importants.
Correct : A)
Explication : Le palonnier gauche fait principalement laceter le nez vers la gauche autour de l'axe vertical. L'effet secondaire est un roulis vers la gauche : lorsque le nez lace à gauche, l'aile extérieure (droite) se déplace plus vite et génère plus de portance tandis que l'aile intérieure (gauche) ralentit et en génère moins, créant une inclinaison vers la gauche. Les options B et D ont une direction de lacet incorrecte. L'option C a le lacet correct mais la direction du roulis secondaire incorrecte.
Correct : A)
Explication : Tirer le manche vers l'arrière déflecte la gouverne de profondeur vers le haut, augmentant la force aérodynamique vers le bas sur l'empennage. Avec la queue poussée vers le bas, le nez pivote vers le haut autour de l'axe latéral passant par le centre de gravité. Cela peut sembler contre-intuitif mais est correct : la queue descend, le nez monte. L'option B indique incorrectement que la force sur l'empennage est vers le haut. L'option C décrit une entrée de manche vers l'avant. L'option D a la bonne force mais la mauvaise direction du nez.
Correct : C)
Explication : Les trois commandes de vol primaires sont la gouverne de profondeur (tangage), la gouverne de direction (lacet) et les ailerons (roulis). Elles contrôlent directement la rotation autour des trois axes de l'aéronef. L'option A liste uniquement des dispositifs secondaires/hypersustentateurs. L'option B est trop vague et inclut les commandes secondaires. L'option D mélange les commandes primaires et secondaires (tabs de compensateur, dispositifs hypersustentateurs, commandes de puissance).
Correct : C)
Explication : Les commandes de vol secondaires (tabs de compensateur, volets, aérofreins, becs) améliorent les performances de l'aéronef et réduisent la charge de travail du pilote. Le trim neutralise les efforts de manche ; les volets augmentent la portance à basse vitesse ; les aérofreins gèrent le taux de descente. L'option A est incorrecte — elles ne sont pas des systèmes de secours. L'option B décrit les commandes primaires. L'option D est trop étroite, ne couvrant qu'un seul aspect de la fonction des volets.
Correct : D)
Explication : Déplacer le trim vers l'arrière commande un trim à cabrer. Le tab de compensateur se déflecte vers le bas, générant une force aérodynamique qui pousse le bord de fuite de la gouverne de profondeur vers le haut. La gouverne de profondeur relevée pousse la queue vers le bas et relève le nez. Les tabs se déplacent toujours en sens inverse de la gouverne : tab en bas provoque gouverne en haut. Les options A et C ont le tab montant (trim à piquer). L'option B a les deux descendant, ce qui est mécaniquement impossible dans un système de trim normal.
Correct : D)
Explication : Pour un trim à cabrer, le tab de compensateur se déflecte vers le bas. Le tab abaissé crée une force aérodynamique poussant le bord de fuite de la gouverne de profondeur vers le haut, maintenant la gouverne en position à cabrer sans entrée du pilote. L'option A (position du CG) affecte la quantité de trim nécessaire mais pas la direction. L'option B (vers le haut) produirait un trim à piquer. L'option C (sens de la gouverne de direction) est sans rapport avec le fonctionnement du trim de profondeur.
Correct : C)
Explication : Le trim ajuste les efforts de commande afin que le pilote puisse voler mains libres à la vitesse et à l'assiette trimées. Il neutralise l'effort de manche à zéro pour la condition souhaitée. L'option A (bloquer les surfaces) est incorrecte — le trim maintient un équilibre aérodynamique, non un blocage mécanique. L'option B (déplacer le CG) est fausse — seul le déplacement physique de masse modifie le CG. L'option D (lacet induit) est un couplage roulis-lacet sans rapport avec le trim.
Correct : D)
Explication : Le système Pitot-statique mesure la pression totale (depuis le tube de Pitot orienté dans l'écoulement) et la pression statique (depuis les prises statiques affleurantes sur le fuselage). Ces mesures alimentent l'anémomètre, l'altimètre et le variomètre. L'option A décrit une conséquence, non la finalité. L'option B (électricité statique) est un phénomène électrique sans rapport. L'option C (protection contre la glace) est assurée par le chauffage optionnel du tube de Pitot, non par la conception du système lui-même.
Correct : B)
Explication : Le tube de Pitot est orienté dans l'écoulement et mesure la pression totale (pression de stagnation), qui est égale à la pression statique plus la pression dynamique (q = ½ρv²). L'option A (pression statique) est mesurée par des prises statiques séparées. L'option C (pression cabine) est sans rapport. L'option D (pression dynamique) n'est pas mesurée directement par le tube de Pitot — elle est obtenue en soustrayant la pression statique de la pression totale à l'intérieur de l'anémomètre.